Le monde selon Monsanto
Publié le 02/03/2009 à 12:00 par stcypnews
Pas de maïs MON 810 à Saint-Cyprien, ni ailleurs en France
Les pays de l'UE ont refusé ce lundi de forcer l'Autriche et la Hongrie à cultiver le maïs génétiquement modifié MON 810, contrairement à ce que leur demandait la Commission européenne, lors d'une réunion de leurs ministres de l'Environnement à Bruxelles
Le refus des ministres de lundi est une bonne nouvelle pour la France et la Grèce, dont les interdictions de cultiver ce maïs doivent également être soumises au vote des pays de l'UE dans les semaines qui viennent.
Quatre pays seulement --Royaume-Uni, Pays-Bas, Suède et Finlande-- ont en effet soutenu lundi la proposition de la Commission demandant la levée des "clauses de sauvegarde" décidées par l'Autriche et la Hongrie.
"23 pays ont voté contre. Il n'y a pas eu d'abstention. C'est un résultat très sévère pour la Commission", a déclaré à l'AFP le ministre français de l'Environnement, Jean-Louis Borloo.
Les votes de l'Allemagne, de l'Espagne et de la Belgique ont été déterminants lundi, a souligné le ministre. "Nous avons une grande gratitude à l'égard de l'Allemagne", a-t-il affirmé.
Les pays de l'UE sont traditionnellement divisés sur les OGM et une majorité qualifiée de 255 voix était nécessaire pour rejeter la demande de la Commission européenne.
Si cette majorité n'avait pas été atteinte lundi, la Commission européenne - invoquant le risque de plainte contre l'UE à l'OMC et des avis de l'Agence européenne pour la sécurité des aliments estimant que les OGM ne présentent aucun risque pour la santé humaine - risquait d'imposer la levée des interdictions en Autriche et en Hongrie.
Greenpeace a immédiatement salué le résultat de ce vote, qu'elle a qualifié de "victoire pour l'environnement, les agriculteurs et les consommateurs, et d'échec cuisant pour la Commission", dans un communiqué.
"La protection de l'environnement et de la santé publique devrait toujours venir avant les intérêts financiers d'une poignée de sociétés agro-chimiques", a ajouté l'association.
AFP
C'est Marie-Monique Robin qui va être contente, elle vient de publier sur son blog un comuniqué du CRIIGEN de Corinne Lepage "
Les OGM: des plantes pesticides et rien d 'autre!..."
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http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do;jsessionid=64B5A2632703DC8AD8B2108AADFCF985?method=getPost&postId=67661&blogName=LemondeselonMonsanto
Les ministres de l'Environnement britannique, allemand et danois(e) à Bruxelles aujourd'hui
Publié le 24/02/2009 à 12:00 par stcypnews
Un déplorable contentieux empêche la diffusion prévue sur Canal+ de “Torture made in USA”, une rigoureuse enquête sur l'usage de la torture par l'administration Bush. Son auteure, Marie-Monique Robin (“Le Monde selon Monsanto”), et le producteur s'en expliquent pour nous telerama
Quand pourra-t-on enfin voir Torture made in USA de Marie-Monique Robin ?
Initialement programmée par Canal+ dans la foulée de l'élection présidentielle américaine, cette vaste enquête sur l'usage de la torture, légitimé par l'administration Bush au nom de la guerre contre le terrorisme, voit sa diffusion suspendue au règlement d'un contentieux d'autant plus dommageable que la journaliste pose dans son film des questions de fond, en prise étroite avec l'actualité. En passe d'être présenté début mars en exclusivité mondiale au Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève, le documentaire vient par ailleurs de se voir déprogrammer de cette manifestation à la demande de son producteur, Galaxie Presse, et contre l'avis même de Marie-Monique Robin.
« C'est à n'y rien comprendre », s'indigne la réalisatrice, prix Albert Londres 1995, dont Le Monde selon Monsanto, diffusé sur Arte voilà tout juste un an, a recueilli des brassées de lauriers, une critique dithyrambique et un rare succès public. Alors quoi ? Qui aurait intérêt à ce que reste dans les tiroirs cette nouvelle enquête ? Personne, répondent en chœur ceux qui – comme moi – ont pu voir ce travail d'une grande rigueur, mêlant des témoignages issus des rangs de l'armée, des services secrets et de l'administration Bush, pour former le puzzle d'une histoire passablement complexe...
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http://television.telerama.fr/television/verra-t-on-un-jour-torture-made-in-usa,39446.php
Gageons qu'une solution sera trouvée pour que le film qu'on a pu voir, dans un format nullement étiré, soit prochainement montré au plus grand nombre.
François Ekchajzer
La France a obtenu lundi 16 février le maintien de sa clause de sauvegarde interdisant la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto sur son territoire. Réaction de Marie-Monique Robin, journaliste et auteure du "Monde selon Monsanto"...
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http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/ogm-une-etude-sur-plusieurs-annees-est-indispensable_741531.html
bien entendu, pour l'actualité complète sur Monsanto , les OGM et les projets de Marie Monique Robin,
rendez-vous directement sur son blog...
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http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do?method=getHomePage
Publié le 12/02/2009 à 12:00 par stcypnews
La culture de maïs de Monsanto en France reste suspendue, a annoncé jeudi le gouvernement après la vive polémique suscitée par la publication de l'avis d'une agence publique selon laquelle ce produit ne présente aucun danger sanitaire
"La France maintient la suspension en attendant une décision de la Commission (européenne), qu'elle respectera", a déclaré à Bruxelles le Premier ministre François Fillon.
L'avis de Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) "ne remet pas en cause la clause de sauvegarde (...) qui repose sur des risques jugés sérieux pour l?environnement et non pas sur des risques sanitaires", a de son côté souligné le ministère de l'Ecologie.
Les écologistes, vent debout contre ce rapport - José Bové a parlé d'un "coup de force du lobby pro-OGM", France nature environnement a dénoncé "un avis politique, pas scientifique" - ont salué cette réponse gouvernementale.
"C'est une réaction saine et de bon sens", a estimé Arnaud Apoteker, spécialiste biotechnologie de Greenpeace.
C'est au nom du principe de précaution que le gouvernement français avait interdit début 2008 la culture de cette semence transgénique, la seule alors cultivée en France, et déclenché la clause de sauvegarde auprès de l'UE.
Cette décision, qui avait provoqué de très vives réactions au sein de la majorité, s'appuyait sur un rapport de la Haute autorité provisoire sur les OGM relevant "un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune".
Dans son avis, l'Afssa estime que le rapport du professeur Yvon Le Maho, mandaté par la suite par le gouvernement pour étayer le dossier, n'apporte "aucun élément nouveau". Et l'Afssa de rappeler ses conclusions d'avril 2008 selon lesquelles ces maïs transgéniques présentent "le même niveau de sécurité sanitaire" que les variétés de maïs conventionnelles.
Sollicité par l'AFP, M. Le Maho a estimé qu'il était à ce jour "impossible de conclure à l'innocuité" du MON 810 pour la santé et l'environnement.
"Les recherches doivent absolument se poursuivre: il s'agit d'une science bien étudiée au plan de la biologie moléculaire, mais il n'existe pas à ce jour son pendant scientifique au plan sanitaire et environnemental", a-t-il fait valoir.
Les associations écologistes se sont de leur côté interrogées sur la date de publication de ce rapport, signé le 23 janvier mais mis en ligne jeudi après la publication d'extraits dans Le Figaro. Greenpeace a dénoncé "la fuite organisée d'un rapport soi-disant secret".
La Commission européenne a demandé à la France et à trois autres pays --Autriche, Grèce et Hongrie-- de lever leurs clauses de sauvegarde. Selon son président, José Manuel Barroso, une rencontre est prévue lundi à Bruxelles entre la France et les experts en sécurité alimentaire des Etats membres.
"Il n'a aucun secret particulier. Il y a un traitement absolument classique", a affirmé à l'AFP Pascale Briand, directrice générale de l'agence. "Il n'y a absolument aucun lien avec le calendrier européen", a-t-elle assuré.
Sur le fond, l'avis a également provoqué de vives critiques.
"On ne connaît pas les effets à long terme des OGM, on n'en a aucune idée et on ne fait rien pour les connaître" a estimé Pierre-Henri Gouyon, scientifique du CNRS, tempêtant contre l'attitude de l'Afssa.
TV5
L'OPECST nomme les parlementaires membres du Haut Conseil des Biotechnologies
La loi du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés a créé un Haut conseil des biotechnologies, composé d'un comité scientifique et d'un comité économique, éthique et social dans lequel siègent un député et un sénateur de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).
L'OPECST a pour mission d'informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique ''afin d'éclairer ses décisions''. Il a désigné comme membres titulaires le sénateur et Premier Vice-Président de l'Office Jean-Claude Etienne et Claude Gatignol, député et Vice-Président.
L'OPECST a également nommé le député Alain Claeys et le sénateur Daniel Raoul, Vice-Président de l'Office, comme membres suppléants.
La création du Haut conseil sur les biotechnologies a été officialisée par un décret paru le 7 décembre dernier au Journal Officiel. Les membres du comité scientifique et du comité économique, éthique et social seront nommés pour 5 ans. La loi sur les OGM prévoit que le haut conseil des biotechnologies soit consulté sur les règles techniques de coexistence entre cultures avec ou sans OGM.
Nouvelle polémique autour de l'extension de la surface mondiale de culture d'OGM
Dans la continuité de l'année 2007, l'ISAAA, organisme favorable aux OGM, estime qu'en 2008 la superficie des cultures OGM s'est encore accrue dans le monde. La Fédération Internationale des Amis de la Terre conteste le rapport
Les surfaces cultivées avec des organismes génétiquement modifiés (OGM) ont représenté 125 millions d'hectares dans le monde en 2008, soit une hausse de 9,4% par rapport à 2007.
C'est le constat réalisé par l'International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA) qui établit chaque année un rapport sur le sujet*. Favorable aux organismes génétiquement modifiés, cet organisme d'aide à la diffusion des biotechnologies, compte parmi ses contributeurs les grands groupes spécialisés tels que Monsanto et Syngenta...
...
http://www.actu-environnement.com/ae/news/ogm_isaaa_amis_terre_6719.php4
Des perspectives de croissance soutenue…
… indigestes pour la Fédération Internationale des Amis de la Terre
"il est maintenant reconnu internationalement que les plantes GM n'apportent rien aux petits paysans et qu'elles ne contribuent pas du tout à la lutte contre la pauvreté, au contraire" , commente dans un communiqué, Christian Berdot, le coordinateur de la Campagne OGM des Amis de la Terre-France.
Publié le 30/10/2008 à 12:00 par stcypnews
Le Round Up, désherbant grand public le plus vendu au monde, n’est donc pas «biodégradable» comme le clamait son fabricant Monsanto
La cour d’appel de Lyon a confirmé mardi le jugement du tribunal de grande instance de Lyon du 26 janvier 2007 condamnant un ancien dirigeant de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron, à 15 000 euros d’amende pour «publicité mensongère». La cour a également confirmé la même peine à l’encontre d’un représentant de la société Scotts France, qui distribue le Round Up dans l’hexagone. Selon la justice, les emballages de l’herbicide portaient des indications de nature à induire en erreur sur la biodégradabilité du produit ».
Les associations Consommation, logement et cadre de Vie (CLCV) et Eaux et rivières de Bretagne avaient saisi la justice lyonnaise en 2001. Elles avaient constaté la présence dans les nappes d’eau potable bretonnes de résidus de glyphosate, principal matière active du Round Up, classé «dangereux pour l’environnement» par les autorités européennes depuis 1991.
«Nous sommes satisfaits de cette confirmation», a indiqué Alain Chabrolle, porte parole de la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) et représentant de l’association Eaux et Rivières de Bretagne. «La cour d’appel confirme qu’il s’agit d’un produit toxique, aux effets nocifs et donc à utiliser avec les plus grandes précautions. Nous allons valoriser ce jugement dans le cadre du Grenelle de l’environnement, dont le plan éco-phytosanitaire prévoit de diminuer l’usage des herbicides».
20minutes
Publié le 01/10/2008 à 12:00 par stcypnews
Une amende de 15.000 euros a été requise mercredi par l'avocat général de la cour d'appel de Lyon à l'encontre du géant américain de l'agrochimie Monsanto, condamné en première instance en janvier 2007 pour "publicité mensongère" pour son "Round Up", premier désherbant vendu au monde
L'arrêt a été mis en délibéré au 29 octobre.
L'avocat général a estimé qu'il n'était pas nécessaire d'augmenter le montant de l'amende déjà infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l'ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône).
Cet ancien responsable avait été condamné en première instance pour avoir notamment présenté l'herbicide comme "biodégradable" et laissant "le sol propre".
"En tant que président, vous auriez dû vérifier la qualité des mentions alléguées" notamment sur les emballages de ce produit phare du géant américain de l'agrochimie, a affirmé Philippe Renzi dans son réquisitoire.
L'avocat général a également demandé la confirmation du jugement à l'encontre de l'autre prévenu, la société Scotts France, basée à Ecully (Rhône) et qui distribue le Round Up en France, condamnée elle aussi à payer une amende de 15.000 euros en première instance.
Les deux entreprises avaient interjeté appel courant 2007.
Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d'un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et d'une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parties civiles dans ce procès.
Le glyphosate, principale matière active du Round Up, a été classé en 1991 "dangereux pour l'environnement", notamment aquatique, par les autorités européennes, a souligné mercredi Me Alexandre Faro, avocat d'Eau et rivières de Bretagne.
Or, "le Round Up vise le grand public", a rappelé dans sa plaidoirie Me Faro, pour qui les publicités télévisées vantant l'herbicide servaient à "déculpabiliser le jardinier du dimanche", lui faisant croire qu'il protégeait l'environnement en utilisant le désherbant.
Pour l'avocat, "c'est un procès qui doit être exemplaire".
TV5Monde
Publié le 27/05/2008 à 12:00 par stcypnews
...au tribunal pour publicité mensongère
L'ancien président de Monsanto France, Jean-Pierre Princen, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour "publicité mensongère" pour du "Round Up", premier désherbant vendu dans le monde, ont annoncé lundi les associations parties civiles dans le dossier
M. Princen, 52 ans, est poursuivi pour avoir diffusé en 2002 des spots TV publicitaires qui ne faisaient pas de distinction entre le "Round Up" utilisable par les particuliers pour le jardinage et celui, "beaucoup plus dangereux", utilisable par les agriculteurs, a confirmé une source proche du dossier.
L'étiquetage du produit, indiquant qu'il était "sans danger pour l'homme, pour les animaux et l'environnement", "biodégradable" et laissant "un sol propre", est également en cause, selon cette source.
L'ordonnance de renvoi, en date du 20 mai, a été signée par un juge d'instruction du tribunal de Nanterre.
Monsanto a déjà été condamné en janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à une amende de 15.000 euros pour des faits similaires, mais a interjeté appel depuis.
"Nous nous félicitons" du renvoi au tribunal de M. Princen, "même si l'on peut regretter que ses campagnes mensongères à répétition laissent croire aux consommateurs que l'utilisation des pesticides sont sans danger pour l'environnement", a réagi Gilles Huet, délégué général d'une des trois associations parties civiles dans le dossier, Eau et Rivières de Bretagne.
Contacté par l'AFP, l'avocat de M. Princen, Me Jean-Daniel Bretzner, n'a pas souhaité faire de commentaire.
TV5
Publié le 21/05/2008 à 12:00 par stcypnews
Le projet de loi très controversé sur les OGM a effectué mardi, dans une ambiance survoltée, son ultime passage à l'Assemblée nationale, où le vote a été obtenu au terme d'un long baroud d'honneur engagé par la gauche, marqué par un vif incident de séance
Il a fallu près de quatre heures de débat tendu, dirigé par le président de l'Assemblée Bernard Accoyer (UMP), pour parvenir au vote du texte issu de la Commission mixte paritaire (CMP, Sénat/Assemblée).
Seuls les députés UMP et une partie de ceux du Nouveau Centre ont voté pour, PS et GDR (PCF-Verts) ont voté contre (289 voix contre 221). François Grosdidier (UMP) et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ont tous deux indiqué avoir voté contre.
Le texte sera considéré comme définitivement adopté par le Parlement à l'issue du vote du Sénat jeudi matin.
Les trois motions ont été repoussées, les députés UMP étant présents en nombre dans l'hémicycle, à la demande du Premier ministre François Fillon et de leur chef de file Jean-François Copé.
Tout au long des travaux, les députés PS, PCF et Verts sont revenus à la charge, dénonçant "le passage en force" de la majorité, la pression des semenciers et citant à loisir des sondages pointant l'opposition des Français aux OGM.
"Le texte issu du débat parlementaire respecte intégralement les principes d'équilibre adoptés lors du Grenelle. Il encadrera les OGM de la manière la plus rigoureuse et la plus protectrice possible", a affirmé le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo (Ecologie).
Mardi, des responsables de la majorité ont rappelé que tout retard dans le vote de ce texte entraînerait des sanctions de l'UE. "C'est pendant le gouvernement Jospin que cette directive européenne OGM a été prise. Si elle n'est pas transposée, nous aurons une amende de 38 millions d'euros et une contrainte de 360.000 euros par jour", a souligné Roger Karoutchi (Parlement).
Ce texte vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive de 2001.
Issu du Grenelle de l'environnement, il compte parmi ses dispositions phare les règles en matière de "coexistence" des cultures, et l'institution d'un "délit de fauchage".
Qualifié par certains de "texte maudit", le projet OGM a connu trois mois de calvaire. D'abord une première lecture au Sénat en février marquée par le coup de sang du sénateur Jean-François Le Grand (UMP), dénonçant "l'influence" du lobby des semenciers.
Ensuite, à l'Assemblée, où le texte est passé avec 21 petites voix d'écart, la première lecture a provoqué une crise au sein de la majorité opposant Nathalie Kosciusko-Morizet à son ministre de tutelle et à M. Copé, suite à l'adoption de "l'amendement Chassaigne" sur la protection des zones AOC.
Pour la deuxième lecture, les sénateurs de gauche ont quitté l'hémicycle devant "le refus" de la droite "d'engager le débat".
Limagrain renonce à expérimenter ses maïs transgéniques en France Le Monde
Les coups de boutoir des "faucheurs volontaires" et les ambiguïtés politiques ont fini par faire reculer Limagrain. Alors que la loi sur les OGM revient devant l'Assemblée, mardi 20 mai, et, jeudi, devant le Sénat, Limagrain, leader européen des semences de grandes cultures (blé, maïs, colza, tournesol), renonce, cette année, à faire des essais de maïs transgénique en plein champ en France.
"Pour travailler correctement, il nous faut avoir la conviction que nos essais ne seront pas détruits, que les autorisations arriveront en temps et en heure et que le cahier des charges sera acceptable, explique Daniel Chéron, directeur général de Limagrain, un groupe coopératif fondé par des agriculteurs du Puy-de-Dôme. Aujourd'hui, nous ne sommes pas en confiance."
Sur le papier, rien n'empêche Limagrain de poursuivre ses recherches. Biogemma, la société de biotechnologies végétales que le groupe détient à 55 %, dispose d'autorisations pluriannuelles. Elle aurait aussi pu en demander de nouvelles.
"Notre souhait est de ne pas arrêter la recherche, y compris la recherche en plein champ", insiste-t-on au cabinet du ministre de l'agriculture. Pour preuve, dans l'attente de la création du Haut-Conseil des biotechnologies, prévue par la loi sur les OGM, une commission temporaire a vu le jour, le 21 mars, afin d'examiner les demandes d'autorisations pour la campagne 2008. Elles seraient, selon le ministère, une dizaine.
Limagrain n'arrête toutefois pas ses recherches sur les OGM. "Nous avons pris des dispositions pour faire des essais en Israël et, surtout, aux Etats-Unis", explique Pascual Perez, directeur général de Biogemma. Il n'empêche. "La France et l'Europe prennent du retard dans le domaine des biotechnologies, regrette M. Chéron. Notre première variété de maïs OGM pourrait ne pas être au point avant cinq ans...
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http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/05/20/limagrain-renonce-a-experimenter-ses-mais-transgeniques-en-france_1047109_3244.html
...retour la semaine dernière où l'on pouvait encore espérer un début de prise de conscience des parlementaires sur un projet de loi qui engage l'avenir de l'agriculture française...
Le coup de théâtre parlementaire qui a empêché, le 13 mai, le vote de la loi OGM résulte du heurt entre deux visions antinomiques de l’agriculture et des territoires.
Celle qui a prévalu dans ce vote-surprise relève de la défense de la diversité des pratiques agricoles et de la souveraineté alimentaire. Des options portées par le protocole de Carthagène sur la biosécurité, en cours de discussion à Bonn (Allemagne) sous l’égide des Nations unies. Ce protocole donne aux Etats qui l’ont ratifié la possibilité de refuser l’importation d’organismes vivants génétiquement modifiés. Les négociations doivent définir, au plus tard en mai 2008, le futur régime de responsabilité auquel seront soumis les producteurs de semences transgéniques. En faisant jouer la clause de sauvegarde, issue de ce protocole, pour suspendre l’autorisation du maïs transgénique MON 810, La France a pris acte en janvier dernier de ces nouvelles possibilités juridiques.
Mais, au printemps, pressé par les lobbies de l’agro-industrie, et devant le retard pris dans la transposition de la directive européenne 2001/18, le gouvernement a présenté la loi OGM, dans laquelle les décisions du Grenelle de l’environnement sont apparues dénaturées. La liberté de cultiver et de consommer « sans OGM » s’est transformée, dans la loi adoptée de justesse en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril dernier, en liberté de cultiver « avec ou sans OGM ». Une formulation qui renvoie dos à dos deux visions antinomiques de l’agriculture – à charge, pour les préfectures, de régler au cas par cas les problèmes posés par la « coexistence » de cultures de terroirs et de monocultures transgéniques.
Au-delà du débat technique, c’est une question de société qui a sous-tendu le débat parlementaire. Le retentissement de l’amendement Chassaigne, le fameux « amendement 252 », puis de la motion de procédure votée de justesse le 13 mai, signale la discordance de modèles et d’échelles de développement à terme incompatibles. Cet amendement prévoyait effectivement que l’utilisation des OGM ne pouvait se faire « qu’en respectant non seulement l’environnement et la santé publique, mais aussi les structures agricoles, les écosystèmes régionaux et les filières commerciales qualifiées sans organismes génétiquement modifiés ».
Il n’est pas sûr que, dans cette guerre des mondes agricoles, Monsanto gagne la bataille. Les utilisateurs de semences transgéniques prendront-ils le risque de contaminer le champ du voisin, alors qu’aucune compagnie d’assurance n’est prête à couvrir des risques encore mal estimés ? Il est encore moins sûr qu’à l’heure où le sac de 50 kilos de riz coûte plus de 70 dollars là où 80 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, les semences sous brevet de Monsanto constituent une réponse à la pénurie alimentaire, au changement climatique et à la concurrence effrénée des producteurs du Nord.
Une chose est certaine, c’est le déficit démocratique qui entoure les inventions biotechnologiques. La suprise parlementaire du 13 mai n’empêchera probablement pas la loi d’être imposée par le biais de la commission mixte paritaire qui s’est réunie dès le lendemain du vote. Bien que 85 % des Français désapprouvent les OGM, cette loi devrait, sous la pression de l’agro-industrie, être adoptée. Mais son manque de légitimité, sa discordance avec l’éthique de la précaution, son décalage par rapport aux besoins réels des territoires la rendront, un jour ou l’autre, caduque.
Agnès Sinaï
Le Monde diplomatique Illégitimes OGM
...il s'agit donc bien d'un "incident" du groupe parlementaire UMP et non d'une interrogation de conscience qui les eut honorés, mais l'honneur est-il compatible avec une belle carrière politique et la pression du business ?
D'aucuns soufflent que nous abordons une période de pénurie de pétrole, d'eau, et bien plus grave pour la planète, une pénurie d'idées innovantes de politiciens "seniors" bien avant l'heure...les vieux shémas, loin de faire encore leur preuve, ne sont pas près d'arrêter d'exister !
Les débats ont duré près de quatre heures et personne, au fond, n'est vraiment satisfait du résultat.
La loi dit tout et son contraire. Vous pouvez cultiver des OGM si cela vous chante, mais il ne faut surtout pas que ces derniers aillent polluer le champ de votre voisin. Plus facile à dire qu'à faire ! Il fallait pourtant passer une loi pour transposer dans le droit français une directive européenne datant de 2001. Dans la pire tradition parlementaire hexagonale, la représentation nationale a donc adopté un texte en apparence très contraignant mais en réalité parfaitement inapplicable. Elle l'a fait au milieu des cris et des quolibets, par 289 voix contre 221.
Les députés de l'UMP étaient obligés, sous la menace du fouet, de voter cette loi. S'ils voulaient s'absenter au moment du scrutin, ne serait-ce que pour boire un verre de rosé à la buvette comme a coutume de le faire Jean-Louis Borloo, ils encouraient les pires sanctions. On comprend que, dans ces conditions, ils aient choisi d'être présents en masse. La loi sur les OGM est donc passée dans la pire atmosphère qui soit. Les opposants à ce texte au sein de la majorité étaient contraints de se taire. La gauche a profité du climat délétère ainsi créé pour les pousser à la délinquance. Sans succès, cette fois.
La France s'est donc enfin mise en conformité avec la législation européenne en la matière. Il n'est pas sûr que le débat de mardi au Palais-Bourbon ait été à la hauteur de l'enjeu.
Le Monde
Publié le 13/05/2008 à 12:00 par stcypnews
Le projet de loi controversé sur les OGM a été rejeté mardi par l'Assemblée nationale, après l'adoption surprise, à une voix près (136 contre 135) d'une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, ce qui entraîne automatiquement la fin de l'examen du texte.
Contre toute attente, la question préalable, deuxième motion défendue par la gauche, a été adoptée par l'Assemblée lors d'un scrutin public. Sur 273 votants et 271 suffrages exprimés, la motion a obtenu 136 voix contre 135.
"Le texte est rejeté. Prochaine séance mercredi après-midi", a déclaré dans un large sourire la présidente de séance, Catherine Génisson (PS).
Dès l'annonce du rejet du texte, des clameurs se sont fait entendre aux abords du Palais-Bourbon où manifestaient des anti-OGM.
Le dernier texte en date rejeté par l'Assemblée via une motion de procédure remonte à celui sur le PACS.
L'opposition de gauche réclame une audience au président Nicolas Sarkozy pour lui "demander de ne pas passer en force" après le rejet à l'Assemblée nationale du projet de loi controversé sur les OGM, a annoncé mardi le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault.
"Nous allons demander une audience au président de la République pour lui demander de ne pas passer en force", a déclaré à la presse dans les couloirs de l'Assemblée M. Ayrault, qui s'exprimait au nom des groupes SRC (socialistes, républicains, citoyens) et GDR (communistes et Verts).
François Fillon a décidé mardi de convoquer une commission mixte paritaire (CMP) Sénat-Assemblée, après le rejet inattendu par l'Assemblée nationale du texte sur les OGM, pour le soumettre à nouveau "au vote des deux chambres".
M. Ayrault souhaite que le chef de l'Etat joue "son rôle d'arbitre". Il va aussi demander au chef de l'Etat "d'écouter le Parlement", ce qu'il juge important à une semaine de l'examen du projet de loi sur la réforme des institutions censée rééquilibrer les pouvoirs en faveur du Parlement.
Le rejet du projet de loi sur les OGM par l'Assemblée nationale est une "victoire historique", a estimé mardi soir le leader altermondialiste José Bové sur RTL.
"C'est une victoire historique, un moment important. Cela fait des années que l'on a pas été dans une telle situation", a-t-il déclaré.
"Cela montre que ce texte est un mauvais texte. Si les députés de la majorité n'étaient pas dans l'hémicycle, c'est qu'en fait ils n'acceptent pas ce texte", a-t-il estimé après l'adoption surprise à une voix près (136 contre 135) d'une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, ayant entraîné le rejet de ce texte à l'Assemblée.
De son côté, Greenpeace s'est déclaré "heureux" que le projet de loi sur les OGM ait été rejeté, estimant qu'il était une "porte ouverte à la contamination génétique".
"C'était un projet de loi qui ne garantissait pas la perennité des choix sans OGM: de ce point de vue, on ne peut qu'être heureux qu'il ait été rejeté", a déclaré à l'AFP Arnaud Apoteker, de Greenpeace.
"Ce texte ne définissait pas ce qu'est le sans OGM: c'était la porte ouverte à une contamination génétique. Nous sommes contents qu'une loi de légalisation de la contamination génétique n'ait pas été adoptée", a-t-il commenté.
"Nous n'avons plus de projet de loi: il faut en réécrire un autre", a-t-il ajouté.
"Nous aurions préféré une vraie loi de protection" des consommateurs et des producteurs, "il faut espérer que l'ouvrage va être remis sur le métier", a-t-il ajouté.
PARIS-AFP
Hier, alors que je quittais le "bunker" de la réunion onusienne, j'ai été assaillie de coup de téléphone m'annonçant que la loi sur les OGM avait été rejetée d'un cheveu: une voix (136 contre et 135 pour)!
En lisant la presse ce matin, j'ai compris que cette victoire était fragile, car manifestement le premier ministre a l'intention de faire passer la loi par la force, en soumettant un nouveau projet de l'article 1, dans l'urgence, à une commission paritaire de sept députés et sept sénateurs.
A dire vrai, on a de quoi être perplexe. Le Grenelle de l'environnement qui s'annonçait comme un modèle de démocratie n'était-il donc qu'une mascarade? Et quid des promesses de Nicolas Sarkozy de renforcer les pouvoirs du parlement?
Tous les sondages l'indiquent: les Français ne veulent pas d'OGM dans les champs, en tout cas pas ceux actuellement disponibles (suivez mon regard...)
Apparemment la majorité des députés (y compris un bon nombre de l'UMP) n'est pas persuadée de "l'utilité des plantes pesticides", pour reprendre les mots très justes du président à l'issue du Grenelle de l'environnement.
Pourquoi M. Fillon tient-il absolument à s'asseoir sur une décision majoritaire de l'assemblée nationale et sur le désir de la grande majorité des électeurs de ce pays pour imposer les OGM de Monsanto dans les champs?
D'où vient cet empressement?
Va-t-on assister sur un sujet aussi grave pour l'avenir de l'agriculture française à un déni de démocratie?
Comme je le dis dans toutes mes conférences débats, il appartient aux citoyens de faire entendre leurs voix.
La mobilisation continue!
Je remets en ligne mon texte "des arguments pour les députés"...
...
http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do?method=getPost&postId=38530&blogName=LemondeselonMonsanto
Marie-Monique Robin
Publié le 13/05/2008 à 12:00 par stcypnews
OUI AU GRENELLE, NON AUX OGM !
Esplanade des Invalides et devant toutes les préfectures de France ce mardi 13 mai 2008 à 13h pour un pique-nique sans OGM !
Mai 2008, la résolution à fonder un projet de société qui concilie plus harmonieusement respect de l'environnement équité sociale et
efficacité économique est largement partagée. Le diagnostic commun sur la gravité de l'urgence écologique aussi.
Le Grenelle de l'Environnement initié en 2007 et dont la loi de programmation sera bientôt discutée au Parlement a suscité un indéniable espoir
dynamisé par la volonté de travailler ensemble selon un mode ouvert de discussion et d'élaboration de plans d'actions respectant à la fois les
singularités de chacun mais aussi et surtout le sens des responsabilités vis-à-vis des générations actuelles et futures.
Le Grenelle de l'Environnement doit maintenant prendre son envol parlementaire. Nous ne le laisserons pas se noyer sur une scène politique
éloignée des aspirations citoyennes. Ces 268 mesures constituent un programme d'action politique ambitieux et réaliste qui - s'il est suivi et respecté - mettra notre pays en capacité d'engager sa mue environnementale. L'urgence écologique l'impose. L'inaction serait criminelle.
La question des cultures d'OGM en plein champ est pour nous un test significatif de l'adhésion des décideurs politiques et économiques aux valeurs du Grenelle de l'Environnement. Le choix que feront les députés en votant la loi sur les OGM ne sera pas simplement un choix technique. Il sera avant tout un choix politique entre les impératifs de l'intérêt général et la somme à courte vue de quelques intérêts privés.
De ce choix dépendra le sort de notre agriculture de terroir, de qualité et d'authenticité. De ce choix dépendra aussi la confiance des citoyens dans la capacité de leurs représentants à traduire les attentes d'une société en mouvement.
Afin de démontrer l'importance de ce vote, les attentes du Grenelle de l'Environnement, nous vous invitons à une manifestation citoyenne, populaire et enthousiaste.
OUI AU GRENELLE, NON AUX OGM !
Rendez-vous à l’Esplanade des Invalides et devant toutes les préfectures de France ce mardi 13 mai 2008 à 13h pour un pique-nique sans OGM !
Ont déjà répondu à cet appel les organisations suivantes : WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Agrisud, le MDRGF, la Fondation
Nicolas Hulot, LPO, l'UICN, la CGT, Fac Verte, Objectif BIO, La Ligue de l'enseignement, Green Cross, la Confédération Paysanne,
Ecoforum, Collect-if, le CNIID, Good Planet, Le Festival du Vent, l'Alliance pour la Planète ...
L'horaire et le lieu des mobilisations à Toulouse et Bordeaux ont changé :
* Toulouse : Rendez-vous à Esquirol à 18h00
* Bordeaux : Rendez-vous Place Camille Jullian à 19h00
Publié le 16/04/2008 à 12:00 par stcypnews
Vendredi 18 avril
18h30 - Cinéma Vautier à Elne
Cinémaginaire accueille la réalisatrice
Marie-monique Robin à Elne
pour présenter les 3 documentaires qui l'ont conduite à enquêter sur Monsanto
et à réaliser le film “Le monde selon Monsanto”
à savoir "Les pirates du vivant"
"Argentine, le soja de la faim" et "le blé, chronique d'une mort annoncée"
Projections suivies d'un débat sur le "business du vivant"...
...
http://www.cinemaginaire.org/www/php/news_det.php?id=59
Renseignements : Cinémaginaire 04 68 08 22 16
Le jour d'après...
convaincu par la qualité des enquêtes de Marie-Monique Robin, stcypnews continuera à suivre son travail
dans la rubrique "le Monde selon Monsanto" à suivre avec intérêt