Photo Jean-Pierre Muller AFP
Yves Saint Laurent, l'un des couturiers majeurs du XXe siècle qui a donné une nouvelle liberté aux femmes en leur créant une garde-robe contemporaine, est décédé dimanche soir à l'âge de 71 ans, a-t-on appris auprès de la Fondation Bergé-Saint-Laurent AFP
Né le 1er août 1936 à Oran (Algérie), Yves-Mathieu Saint-Laurent a connu la gloire très jeune.
Arrivé à Paris à 17 ans, le dessinateur de modèles est devenu rapidement le collaborateur de Christian Dior (1954), puis son successeur après le décès brutal du maître en 1957.
Dès son premier défilé en 1958, le jeune directeur artistique rencontre le succès grâce à sa ligne "Trapèze" qui rompt avec les tailles de guêpe de l'époque.
En 1961, il crée sa propre maison en partenariat avec Pierre Bergé. Ensemble, l'un créateur, l'autre gestionnaire, ils vont bâtir un empire dont le logo de trois lettres noires entrelacées sur fond crème fera le tour du monde.
Il a fait ses adieux à la couture en 2002 après 40 ans de succès et de modèles embématiques comme le tailleur-pantalon, le smoking ou le caban aux côtés d'une couture rajeunie.
Deux cent quarante-six tombes ont été vandalisées dans le cimetière d'Elne
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, qui a téléphoné au maire d'Elne, Nicolas Garcia, pour lui exprimer sa compassion, a souhaité que "toute la lumière soit faite" sur ces actions, a-t-on appris auprès du ministère et de l'élu.
Elle a assuré M. Garcia que "tout serait mis en oeuvre pour retrouver les auteurs de ces actes", a précisé le ministère.
Cette action n'a pas été revendiquée, mais tous les éléments recueillis par les enquêteurs convergent vers "une piste satanique" en raison des inscriptions visibles sur de nombreuses pierres tombales, a indiqué Marcel Mateu, l'adjoint au maire d'Elne, qui s'est rendu sur place.
La compagnie de gendarmerie de Perpignan a été chargée de l'enquête. Les enquêteurs ont effectué des prélèvements d'indices à la mi-journée pendant la fermeture habituelle du cimetière.
Ces actes ont visé un carré de tombes situé à l'arrière du cimetière, par où "les auteurs ont dû vraisemblablement entrer", selon M. Mateu, également conseiller général PS du canton.
Des croix ont été descellées et mises à l'envers, des pots de fleurs brisés et le mot Satan ainsi que le nombre 666 ont été écrits sur plusieurs pierres tombales, a-t-il aussi précisé.
"Une quarantaine de tombes ont été littéralement mises sans dessus dessous", a rapporté un photographe de l'AFP ajoutant que la plupart des pots de fleurs avaient été renversés et regroupés dans les allées.
Les enquêteurs évoquent "des dégradations" plutôt que "des profanations", aucun tombeau n'ayant été ouvert. Des inscriptions ont été retrouvées sur environ 80% des tombes, selon les gendarmes.
Le maire déposera plainte ce lundi, selon la gendarmerie.
Le procureur de la République Jean-Pierre Dréno et le colonel de gendarmerie des Pyrénées-Orientales, présents sur place en compagnie du préfet Hubert Bousiges, ont estimé que les auteurs étaient "bien organisés".
Selon les gendarmes, il ne s'agit "pas d'un coup de folie de quelques jeunes gens", mais d'un acte réfléchi, "bien ficelé".
Ces actes de vandalisme ont été découverts dimanche matin dans le cimetière de cette commune située à une vingtaine de kilomètres au sud de Perpignan.
Plusieurs affaires de profanation ou de dégradation de sépultures se sont produites en avril en France, comme à La Rochelle (Charente-Maritime) où une trentaine de croix ont été déplacées ou retournées sur plusieurs pierres tombales du cimetière de Saint-Eloi. Plusieurs inscriptions à caractère satanique ont aussi été découvertes devant plusieurs chapelles.
Une trentaine de croix, des stèles et des plaques funéraires chrétiennes ont également été dégradées au cimetière de Marville (Meuse), au nord de Verdun. La piste de jeunes gothiques en provenance des Pays-Bas a été privilégiée par les enquêteurs.
En 2007, la Chancellerie avait recensé treize affaires de profanation ou violation de sépultures à caractère antireligieux en France.
Mardi
Un jeune homme arrêté lundi dans le cadre de la profanation de 246 tombes dans le cimetière d'Elne, dans les Pyrénées-Orientales, a été mis en examen mardi pour violation de sépultures et dégradation de biens publics, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
Agé de 21 ans et domicilié chez sa tante, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, a précisé la même source.
Il s'était dénoncé en appelant la gendarmerie au téléphone et avait été interpellé lundi dans cette commune située à une vingtaine de kilomètres au sud de Perpignan.
Lors de sa garde à vue, le jeune homme, apparemment en mal de reconnaissance et qui travaille dans un centre d'aide par le travail (Cat) à Elne, avait reitéré ses aveux, déclarant "avoir agi seul", avait précisé le vice-procureur de la République, Bruno Albouy
Dimanche, outre des inscriptions sur des pierres tombales, des croix avaient été découvertes renversées ou descellées dans le cimetière du village.
Le jeune homme a indiqué aux enquêteurs le lieu où il s'était débarrassé de la bombe de peinture qu'il avait utilisée pour inscrire les mots "Satan" ou le nombre "666" sur plusieurs sépultures, avait précisé le magistrat.
Une expertise psychiatrique du suspect a été pratiquée, mais le vice-procureur de la République, Dominique Alzeari, a indiqué mardi que ses résultats ne seraient pas rendus publics.
AFP-Perpignan
Je trouve ton blog intéressant et original.
Au revoir, Thalie.