St-Cyprien Méditerranée
..Vers une prise en compte du développement durable du secteur touristique !
Tours opérateurs, voyagistes, sites de vacances tendent de plus en plus vers une offre de tourisme ''durable'' alliant à la fois le respect de l'environnement, de la population et la culture locale et une demande croissante de la clientèle.
Le tourisme compte parmi les activités les plus sensibles au réchauffement global
Organisé et coordonné par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et le Centre de l'environnement de l'Université d'Oxford (OUCE), un séminaire international sur l'adaptation et l'atténuation au changement climatique dans le secteur du tourisme, s'est tenu du 8 au 10 avril à Oxford (Royaume-Uni) et a réuni 30 responsables et fonctionnaires du tourisme des pays en voie de développement et des petits États insulaires en développement.
Organisé conjointement avec l'OMT (Organisation mondiale du tourisme), de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), ce séminaire international sur le tourisme a mis l'accent sur le renforcement des capacités et les techniques et méthodes pragmatiques de l'adaptation et l'atténuation pour les pays en développement et les petits États insulaires afin qu'ils puissent faire face aux problèmes et aux défis posés par le changement climatique.
Avec ses liens étroits avec l'environnement et le climat, le tourisme est considéré comme un secteur économique très vulnérable et sensible au climat tout comme l'agriculture, l'assurance, l'énergie et les transports,a déclaré M. Murray Simpson, directeur de recherche associé au centre environnemental de l'université et coordonnateur scientifique du séminaire.
Rappelons que d'après une récente étude de l'OMT, du PNUE et de l'OMM , les émissions de gaz carbonique des transports du secteur, des établissements d'hébergement et d'autres activités touristiques représenteraient entre 4 et 6 % du total de ces émissions.
Mesurées en termes de réchauffement, ces émissions pourraient représenter environ 14% de l'effet du réchauffement de la planète.
Saint-Cyprien Méditerranée
La Commission européenne et la BEI ont présenté le 10 avril 44 projets d'investissements prioritaires dans les pays du sud de la Méditerranée qui permettraient de lutter contre les sources de pollution en Méditerranée d'ici 2020.
La Commission européenne et la Banque européenne d'investissement (BEI) ont présenté le 10 avril les résultats d'une étude, menée en coopération avec le plan d'action pour la Méditerranée (PAM) du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), qui identifie les investissements prioritaires afin de dépolluer un certain nombre de «zones sensibles» des pays de la Méditerranée méridionale et orientale. Son objectif est clair : assainir la Méditerranée à l'horizon 2020.
La mer Méditerranée recèle l'un des milieux marins et côtiers les plus riches mais aussi l'un des plus vulnérables au monde du fait de son exposition à tout un ensemble de nuisances dont 80 % sont d'origine terrestre, ont souligné la Commission et la BEI lors de la présentation de l'étude.
En effet, le milieu marin méditerranéen serait particulièrement exposé au déversement de déchets agricoles, de particules en suspension dans l'air et d'eaux de ruissellement chargées d'agents pathogènes, de métaux lourds, de matières organiques polluantes, d'huiles et de substances radioactives.
Alors que plus de la moitié des agglomérations urbaines méditerranéennes de plus de 100.000 habitants ne disposent pas de stations d'épuration de leurs eaux résiduaires, 60 % d'entre elles déversent directement leurs eaux usées dans la mer, indique l'étude. De même que plus de 80 % des décharges des pays de la Méditerranée méridionale et orientale ne seraient pas contrôlées.
La dégradation de la Mer Méditerranée menace également la santé de 143 millions de personnes vivant le long des côtes, exposées à ces pollutions et porte également atteinte au développement à long terme de secteurs économiques clés comme la pêche et le tourisme. Ainsi, l'urbanisation rapide combinée au développement progressif d'une forme de tourisme non durable le long des côtes méditerranéennes se sont traduits par de graves problèmes environnementaux et sanitaires, ajoute l'étude. La pollution induite par les activités industrielles, le transport maritime et les activités domestiques, la disparition d'espaces vierges et la destruction des écosystèmes côtiers par des projets immobiliers ont aussi contribué à cette dégradation.
Cette étude souligne la nécessité d'établir un programme pour aider les pays de la Méditerranée orientale et méridionale à réduire leurs rejets polluants en mer d'ici 2020.
Nous devons tous coopérer pour mobiliser les ressources nécessaires à la préservation de la Méditerranée, a déclaré Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l'environnement.
Dans ce contexte, la BEI a recensé 44 projets dans sept pays méditerranéens susceptibles d'être financés par le programme d'investissement «zones sensibles» pour la Méditerranée (MeHSIP). Parmi les critères de sélection des projets d'investissement figuraient l'importance du projet pour le pays ou la région concernée, sa contribution à la réduction de la pollution, son caractère durable, la capacité de remboursement des prêts par les promoteurs et les montants requis des donateurs.
La grande majorité des projets concerne le traitement des eaux usées urbaines (57%), suivie des projets de traitement des déchets solides municipaux (18%) et ceux concernant les émissions industrielles (14%), souligne l'étude.
Le coût total des investissements pour les 44 projets est estimé à 2,1 milliards d'euros. Le succès du MeHSIP dépendra de la manière de combiner les prêts et d'autres fonds pour créer ensemble des conditions favorables de financement, ont indiqué la Commission et la BEI.
Leur financement pourrait provenir de prêts de la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat), de fonds de la Commission européenne ou encore d'autres donateurs de la région.
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