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infos pour la qualité de vie à st cyprien et sa banlieue ou c'est pas toujours celui qui dit qui estLisabuzz.com parle de Stcypnews : Qu on se le dise, d ici peu, Jmc va devenir une légende de l internet. Il se murmure, dans les plus hautes sphères de la blogosphère que des impressions papier de Stcypnews s échangent sous le manteau. Il n est donc pas exagéré de prétendre qu il y a bien une génération Jmc. Et c est très mérité tant Stcypnews semble comprendre tout avant tout le monde. signé http://blog.lisabuzz.com
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
01.03.2007
Dernière mise à jour :
11.10.2008
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On vit une époque formidable...

Posté le 03.10.2008 par stcypnews
En matière de congés maternité, l'Hexagone va devoir se montrer plus généreux. En effet, la Commission européenne doit accoucher aujourd'hui d'une modification de la directive de 1992, actuellement en vigueur

Celle-ci prévoyait un arrêt minimum de 14 semaines. Des changements qui n'inter­viendront néanmoins qu'après le vote du Parlement européen, du Conseil des ministres de l'Union européenne et de l'intégration à la législation des Etats. Ce qui pourrait prendre plusieurs années.

L'Europe plus généreuse

Aujourd'hui, le congé maternité passera à dix-huit semaines, comme le recommande l'Organisation internationale du travail (OIT). En France, il est fixé à 16 semaines, pour le premier et le deuxième enfant, il va donc falloir s'aligner. De même qu'en Belgique, où il n'est que de 15 semaines, et en Allemagne, qui détient la palme de l'arrêt le plus court avec 14 semaines. En revanche, le Royaume-Uni et l'Irlande, où les mères peuvent suspendre leur activité professionnelle pendant 26 semaines, ou la Bulgarie, où elles bénéficient de 45 semaines, pourront conserver leur législation.

Des droits réaffirmés

Mais ce n'est pas tout. Soucieux d'encourager la natalité au sein d'une Europe vieillissante, tout en garantissant l'égalité professionnelle entre hommes et femmes, Vladimir Spidla, le commissaire européen aux Affaires sociales, propose de substantielles modifications des directives relatives à la protection des travailleuses «enceintes ou accouchées», comme a pu le constater 20 Minutes, qui s'est procuré leur contenu. Ainsi, la garantie de retrouver leur poste «à des conditions qui ne soient pas moins favorables» est réaffirmée.

Les acquis français, où la femme enceinte bénéficie déjà de l'interdiction de licenciement jusqu'à un mois après son retour à l'emploi, vont être renforcés. En effet, le texte adopté aujourd'hui prévoit que si un licenciement se produit dans les six mois qui suivent la fin du congé maternité, l'employeur doit en donner les motifs par écrit «à la demande de la travailleuse». Ce qui ouvre la possibilité à des recours.

En revanche, concernant les rémunérations de la femme enceinte, les propositions sont plus timides. Les Etats conservent la possibilité de fixer un plafond, limité néanmoins au montant de la prestation dont elle bénéficierait en cas d'arrêt maladie. La législation française, qui garantit le montant du salaire, reste donc plus avantageuse.



La sécurité a un prix. Les nouveaux passeports biométriques coûteront plus cher que les papiers actuels

Le projet de budget 2009 prévoit en effet une hausse de 29 euros pour les adultes et de 15 euros pour les 15-18 ans, affirme vendredi le quotidien économique «Les Echos».

Le prix d'un passeport pour un adulte passera ainsi de 60 à 89 euros et de 30 à 45 euros pour les 15-18 ans. Pour les moins de 15 ans, dont le passeport était jusqu'à présent gratuit, il en coûtera 20 euros, précise le quotidien économique qui énumère des mesures «non évoquées par le gouvernement» lors de sa présentation du projet de budget 2009.

Le passeport biométrique, dont les premiers exemplaires seront disponibles cet automne, contient une photo et les empreintes digitales numérisées. Il a été lancé officiellement par un décret paru le 4 mai au Journal officiel.

Carte d’identité
En ce qui concerne la carte d'identité, qui devient elle aussi biométrique, sa délivrance reste gratuite mais «son renouvellement en cas de perte ou de vol plus de douze mois avant la date d'expiration sera désormais facturé 25 euros», selon le journal. Objectif: «réduire la fraude à l'identité», alors que les déclarations de perte ou de vol ont fortement augmenté depuis 1997, «date à laquelle la carte est devenue gratuite», expliquent «les Echos».
20Minutes



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Plan paulson version 2...le grand marchandage...

Posté le 03.10.2008 par stcypnews
Les sénateurs américains, qui ont adopté haut la main mercredi le vaste plan de sauvetage bancaire de l'administration Bush, ont renvoyé aux représentants une version amendée du plan, pleine de "douceurs" électorales dans l'espoir d'obtenir enfin leur aval ce vendredi

La version de la "Loi sur la stabilisation économique d'urgence de 2008" entérinée par le Sénat ajoute quelque 150 milliards de crédits d'impôts et autres aides diverses aux 700 milliards de dollars de ressources accordées au Trésor pour stabiliser le système financier.

Le texte modifié doit être présenté ce vendredi à 9H00 locales (13H00 GMT) à la Chambre, qui a rejeté une version précédente lundi par 228 voix contre 205. 60% des démocrates ont voté pour, mais l'essentiel (67%) des républicains, le parti du président, a voté contre. Dans l'attente du vote, la Bourse de New York a terminé jeudi en forte baisse de 3,22%.

Le principal amendement apporté au plan consiste à faire passer de 100.000 à 250.000 dollars la garantie de l'Etat sur les dépôts bancaires, une mesure appréciée des démocrates, majoritaires au Congrès. "Nous accueillons favorablement ce changement", a indiqué la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, se disant suis optimiste sur les chances d'adoption du "paquet" modifié.

Les autres "douceurs" destinées à séduire les élus et leurs circonscriptions vont de l'aide à des écoles rurales à de nouveaux remboursements accordés pour les psychothérapies.

"La loi a été enrobée de beaucoup de choses très populaires afin de lui donner un peu plus d'élan", ironisait dans le New York Times un des 25 sénateurs qui s'y sont opposés, Jeff Sessions (Alabama).

Jeudi, certains démocrates tentaient encore d'obtenir des amendements sociaux pour s'assurer du maximum de votes de leur parti. "Nous voudrions obtenir un accord avec les républicains sur une extension de l'assurance chômage", a déclaré le chef de la majorité démocrate à la Chambre, Steni Hoyer, une demande qui allait donner lieu à de nouvelles tractations jeudi soir.

Selon ce responsable, lors du rejet de la loi par la Chambre lundi, "les républicains étaient très déçus de n'avoir pas plus de membres pour soutenir ce que leur président leur a demandé de faire". "Après tout, la loi a été présentée par l'administration Bush. Le président est allé à la télévision trois fois pour demander à ses partisans de voter pour le texte. (..) Le sénateur McCain était pour", a-t-il lancé.

Le candidat républicain à l'élection présidentielle, John McCain, qui s'est toujours déclaré opposé à des dépenses à caractère clientéliste, a participé au vote du Sénat sans prendre la parole à la tribune, contrairement à son rival démocrate Barack Obama, sénateur comme lui. L'ajout de "douceurs" au texte initial pouvait dégoûter certains démocrates, dont les farouches partisans d'une réduction du déficit. "Je n'aime pas le fait qu'ils n'aient pas financé" les amendements, a laissé tomber le démocrate Steny Hoyer.

Mais pour d'autres, c'est finalement l'état de l'économie qui convaincra les législateurs. "Il est probable que la loi soit adoptée" à la Chambre, pronostiquait le démocrate Barney Frank. "Le gros changement qu'il y a eu, ce sont les conséquences très négatives sur l'économie, que ce soit à la Bourse ou sur le marché du crédit".

Le président Bush a appelé jeudi pour la 14e fois en 15 jours la Chambre à approuver le plan car la crise "affecte les gens qui travaillent dur".

Dans un sondage USA-Today/Gallup, 56% des Américains disaient avoir vu leur situation financière affectée par la crise au cours de ces deux dernières semaines. WASHINGTON-AFP


"Dans un environnement de grande nervosité, presque de panique, les gens se concentrent uniquement sur les éléments négatifs. Les chances sont plutôt en faveur du passage du plan de sauvetage --ce n'est pas la panacée, mais c'est un pas en avant vers la restauration de la confiance dans les marchés du crédit", observait Al Goldman, de Wachovia Securities.

Les représentants américains se préparaient à voter sur une version modifiée du plan qu'ils avaient rejeté lundi, provoquant une chute historique de l'indice Dow Jones. Le Sénat a déjà adopté la nouvelle mouture mercredi.

En attendant, le marché ouvrait sur un rebond, stimulé par un nouveau coup de théâtre dans le paysage bancaire américain : le rachat surprise de Wachovia par Well Fargo pour un montant d'environ 15,1 milliards de dollars en actions, contrant ainsi une offre de reprise partielle de Citigroup.

L'opération valorise l'action Wachovia à 7 dollars, une occasion inespérée pour les actionnaires de la banque de Charlotte, dans la mesure où leur titre avait terminé la séance boursière de jeudi à 3,91 dollars. Le titre s'envolait dans les premiers échanges, de 74,17% à 6,81 dollars. Wells Fargo prenait 5,38% à 37,05 dollars.

"Le principal avantage de cet accord aux yeux du marché est qu'il sera fait sans l'assistance de la FDIC (le régulateur bancaire américain, ndlr) ou d'aucune autre agence gouvernementale. De plus, il se fait à un prix bien plus élevé que le cours de Wachovia, ce qui conduit certains à penser que c'est un signe que le secteur financier est survendu", a observé Patrick O'Hare, de Briefing.com.

L'opération négociée avec Citigroup (-10,22% à 20,20 dollars), qui ne portait que sur les seules activités bancaires de Wachovia, faisait assumer à l'Etat les pertes sur le portefeuille d'actifs de la banque reprise au delà de 42 milliards.

La nouvelle a effacé la déception de la publication de chiffres du chômage pourtant inquiétants. Le taux est resté en septembre à 6,1% aux Etats-Unis, son plus haut niveau depuis cinq ans, tandis que l'économie du pays a supprimé encore 159.000 emplois, plus que les anticipations des économistes.

Trois raisons pouvaient expliquer cette réponse contraire à la logique, selon Patrick O'Hare: la mauvaise nouvelle était attendue, elle avive la perspective d'un assouplissement de la politique monétaire de la Fed avant la prochaine réunion, et enfin elle fournit un argument supplémentaire pour pousser la Chambre des représentants à voter le plan.

L'assureur américain AIG (+16% à 4,64 dollars), nationalisé partiellement par les autorités américaines, va se recentrer sur ses activités d'assurance dommages (IARD), ouvrir le capital de ses activités étrangères dans l'assurance-vie et céder le solde de ses activités.

Petite Ballade pour quelques chiffres...

Posté le 03.10.2008 par stcypnews
Le gouvernement a nié jeudi soir que la France était entrée en récession, malgré les prévisions de l'INSEE faisant état d'un recul de 0,1% du PIB au troisième et au quatrième trimestre 2008, après une première baisse de 0,3% au deuxième trimestre

Avant même leur publication, les chiffres de l'INSEE ont été abondamment commentés en marge du dîner des journées parlementaires UMP, au Marineland d'Antibes. Pressés de questions, les ministres venus assister au spectacle des dauphins qui précédait le dîner ont minimisé une information de nature à alimenter les inquiétudes des Français sur la crise financière, dans le but d'éviter la psychose.

"Il y a une définition technique et statistique de la récession, et puis il y a la réalité des choses", a tempéré Eric Woerth. "Par nature, la France n'est pas en récession", a affirmé le ministre du Budget. Il a maintenu la prévision du gouvernement d'une croissance autour de 1% sur l'ensemble de l'année, confortée par l'INSEE, qui l'estime à 0,9%.

Selon M. Woerth, "1% de croissance, ce n'est pas une récession, c'est une très faible croissance". Sans vouloir "se battre sur les chiffres", le ministre du Budget a reconnu que "le ralentissement est fort" et que "la crise est évidemment très importante".

Son collègue Luc Chatel (Industrie et Consommation) a également jugé que la France "ne sera pas en récession" en 2008 "puisque globalement nous devrons être aux alentours d'1% de croissance". Il a toutefois convenu qu'on "est dans une situation économique difficile".

La récession? "Ce n'est pas ça qui est le plus important", a éludé Christine Lagarde, arrivée la dernière au dîner en raison des réunions qui s'étaient tenues en fin d'après-midi à Paris. "L'important, c'est de savoir qu'on est dans une situation économique qui est difficile en raison des chocs qu'on a subi, de la crise financière qu'on traverse", a expliqué la ministre de l'Economie, en rappelant la flambée des prix du pétrole et la forte inflation au premier semestre 2008.

Mme Lagarde a insisté sur les mesures de soutien à l'activité mises en place ces derniers jours par le gouvernement, mercredi pour le logement et jeudi pour les PME. "C'est cela qu'on est en train de faire sur tous les fronts", a conclu la ministre de l'Economie. AP

Le gouvernement et les distributeurs tablent pour les prochains mois sur une hausse des prix des produits alimentaires limitée entre 2% et 3% grâce à la baisse des cours des matières premières et à la loi de modernisation de l'économie (LME), mais les industriels sont sceptiques

"Nous étions à la rentrée sur une inflation des produits alimentaires de 3% à 5%. L'objectif, c'est de passer à 2% à 3% dans les six mois", a déclaré jeudi Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation, lors d'un colloque sur les "enjeux de la Loi de modernisation de l'économie" (LME), organisé par l'hebdomadaire spécialisé LSA.

Depuis près d'un an, les prix de l'alimentation sont en hausse constante en France, en grande partie à cause de la flambée des cours des matières premières intervenue en 2007.

En septembre, les prix ont continué à grimper, pour s'établir à +4,1% par rapport au même mois en 2007, selon le cabinet Nielsen Panel International.

Pour M. Chatel, les baisses des cours du pétrole et des matières premières constatées depuis cet été devraient permettre d'atteindre l'objectif de "2% à 3%".

La LME, particulièrement le volet autorisant les distributeurs à négocier les tarifs des industriels, va aussi "permettre d'aligner les prix des grandes surfaces en France avec les autres pays européens", selon M. Chatel.

La LME, adoptée cet été, comporte un volet important révisant les relations entre distributeurs et industriels, comme la possibilité d'ouvrir les magasins plus facilement ou encore la réduction des délais de paiement à 60 jours.

Comme chaque année, distributeurs et industriels viennent de commencer à négocier les tarifs qui seront appliqués l'année suivante. Les distributeurs dénoncent d'ores et déjà des hausses de tarifs injustifiées, alors que les cours des matières premières reculent.

"Nous avons reçu les tarifs de la moitié de nos fournisseurs. Ils demandent une hausse moyenne brute de 5,7% des tarifs", a déploré Michel-Edouard Leclerc, patron du centre éponyme, reconnaissant toutefois que ces augmentations sont inférieures à celles de l'année dernière (+8%).

"Quand je prends les prix de certaines matières premières comme la poudre de lait, elle est actuellement en baisse de 30% à 45%, les oeufs reculent de 5% et le blé de 19%. J'en attends une répercussion sur les tarifs", a insisté la patron du premier réseau français d'hypermarchés.

Il a réaffirmé avoir donné l'ordre à ses commerciaux de n'accepter aucune hausse de tarifs. Même son de cloche chez Intermarché, qui va refuser toutes hausses de tarifs et table sur une baisse des prix dès la fin de l'année. Leclerc prévoit une hausse des prix inférieure à 2% dans ses hypermarchés.

Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), s'est dit "stupéfait" des prévisions de ralentissement de l'inflation faites par M. Chatel et les distributeurs.

"Je ne vois pas dans les mois qui viennent d'éléments significatifs qui permettront aux industriels de baisser les tarifs", a-t-il indiqué.

L'industrie agroalimentaire "est dépendante de la hausse des matières premières", a-t-il souligné. "Il y a des baisses ponctuelles des cours, mais structurellement, la demande reste forte alors que les stocks et les récoltes sont faibles", a-t-il soutenu. PARIS-AFP

Une tourangelle expose à Tours...

Posté le 02.10.2008 par stcypnews
Dorothy-Shoes, 28 ans, vient du théâtre et de la mise en scène.
C 'est aujourd 'hui à ses images qu 'elle donne la parole.
Des images..
Des mots..
Des loupes..
Des voûtes..
Welcome !
Vernissage le 03 Octobre 2008 à 19h
Exposition du 03 Octobre au 03 Novembre 2008
A l'Atelier 7
32bis rue Briçonnet
37000 Tours
(Quartier Plumereau / En face du Café Chaud)

Ecouter...les Vues de la France d'en bas

Posté le 02.10.2008 par stcypnews
Ce Jeudi 2 octobre
Conférence "Vues de la France d'en bas"
Essai politico social sur notre société par Lucien Aymard
18h30 Médiathèque Prosper Mérimée St-Cyprien

"Les élus de tout bord sont si loin des réalités quotidiennes qu'ils se rendent inaccessibles (en dehors des périodes électorales). Je ne remets pas en cause leur légitimité mais leur manière d'appliquer la démocratie. Ce sont des adeptes des promesses non tenues, des décisions unilatérales et du dédain du citoyen.

J'ai essayé d'analyser nos institutions, la manière de les gérer et les motivations de ceux qui les appliquent, et j'en suis arrivé à leur faire des propositions. Comme ces gens-là, enfermés dans leurs tours d'ivoire, sont inapprochables, je me suis résolu à écrire un essai dans l'espoir qu'ils en auront l'écho. Plus nous serons nombreux à en parler et plus important sera l'écho."
Lucien Aymard

On avance...on avance...on avance...

Posté le 01.10.2008 par stcypnews
Une amende de 15.000 euros a été requise mercredi par l'avocat général de la cour d'appel de Lyon à l'encontre du géant américain de l'agrochimie Monsanto, condamné en première instance en janvier 2007 pour "publicité mensongère" pour son "Round Up", premier désherbant vendu au monde

L'arrêt a été mis en délibéré au 29 octobre.

L'avocat général a estimé qu'il n'était pas nécessaire d'augmenter le montant de l'amende déjà infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l'ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône).

Cet ancien responsable avait été condamné en première instance pour avoir notamment présenté l'herbicide comme "biodégradable" et laissant "le sol propre".

"En tant que président, vous auriez dû vérifier la qualité des mentions alléguées" notamment sur les emballages de ce produit phare du géant américain de l'agrochimie, a affirmé Philippe Renzi dans son réquisitoire.

L'avocat général a également demandé la confirmation du jugement à l'encontre de l'autre prévenu, la société Scotts France, basée à Ecully (Rhône) et qui distribue le Round Up en France, condamnée elle aussi à payer une amende de 15.000 euros en première instance.

Les deux entreprises avaient interjeté appel courant 2007.

Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d'un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et d'une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parties civiles dans ce procès.

Le glyphosate, principale matière active du Round Up, a été classé en 1991 "dangereux pour l'environnement", notamment aquatique, par les autorités européennes, a souligné mercredi Me Alexandre Faro, avocat d'Eau et rivières de Bretagne.

Or, "le Round Up vise le grand public", a rappelé dans sa plaidoirie Me Faro, pour qui les publicités télévisées vantant l'herbicide servaient à "déculpabiliser le jardinier du dimanche", lui faisant croire qu'il protégeait l'environnement en utilisant le désherbant.

Pour l'avocat, "c'est un procès qui doit être exemplaire". TV5Monde

On vit une époque formidable...

Posté le 01.10.2008 par stcypnews
Dans l'Aisne, les militaires du camp de Sissonne et le Conservatoire des sites naturels de Picardie ont trouvé une solution pour permettre aux troupes de s'entraîner en préservant la biodiversité: faire pâturer des moutons pour débroussailler le terrain

Le ministère de la Défense possède 50.000 hectares en France reconnus pour leur richesse floristique et faunistique, et comme à Sissonne, des conventions locales ont été signées avec des sites de l'armée et des conservatoires des sites naturels, afin de préserver le patrimoine écologique.

"On pourrait penser que ce sont des mondes différents qui auraient du mal à se rencontrer, mais on a ici les mêmes objectifs", expliquent le capitaine Philippe Desanlis, du camp de Sissonne, et Christophe Lépine, président du Conservatoire des sites naturels de Picardie, lors d'une visite du site en marge du congrès national des conservatoires d'espace naturels qui se déroule depuis jeudi et jusqu'à dimanche à Chamouille (Aisne).

Créé en 1895, le camp de Sissonne, qui s'étend sur 5.900 hectares, n'a pas vu de traitements chimiques depuis cette époque. Il regroupe grâce à cela le plus vaste ensemble de pelouses calcaires à orchidées de Picardie dans lesquelles de nombreuses espèces végétales (l'anémone sauvage par exemple) et animales (insectes et oiseaux) sont représentées.

Le camp héberge le Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine (Cenzub) qui a ouvert ses portes en septembre 2006. "C'est un centre militaire unique en Europe, qui entraîne au combat urbain et doit permettre aux armées françaises de mieux se préparer aux batailles en ville", selon le capitaine.

Autrefois aérées par le passage des chars, les pelouses calcaires du camp militaire ont aujourd'hui tendance à s'embroussailler et à se "faire manger" par des arbustes comme l'aubépine ou le pin.

Afin de permettre l'entraînement sur tout l'espace du camp aujourd'hui, il est devenu impératif de débroussailler. D'où la solution trouvée par le conservatoire et l'armée: faire pratiquer un pâturage tournant par des moutons.

Aujourd'hui, une vingtaine d'ovins pâturent sur le site. En 2010 au plus tard, 200 moutons avec un berger itinérant vont entretenir le camp sur une surface de 400 hectares pour qu'il soit plus propice au patrimoine écologique mais aussi aux activités militaires.

"Une opération économique puisqu'elle permet d'entrenir à moindres frais et durablement un paysage remarquable : orchidées et anémones sauvages, plantes aromatiques comme le thym ou l'origan, autant de richesses propres aux pelouses calcaires", explique Christophe Lépine. SISSONNE-AFP

Une saloperie de putain de guerre...

Posté le 01.10.2008 par stcypnews
Militaire allemand près de Kunduz

Le mollah Omar, chef de file des talibans, menace les forces étrangères déployées en Afghanistan du même sort que les troupes soviétiques, vaincues par les moudjahidin à la fin des années 1980, faute d'un retrait rapide.

"Reconsidérez votre occupation injuste issue d'une décision erronée et cherchez une porte de sortie sûre en retirant vos forces", dit-il dans un message repéré sur internet par l'agence de renseignement américaine SITE. Reuters

Le commandant des forces de l'OTAN en Afghanistan, le général américain David McKiernan, a demandé ce mercredi l'envoi de renforts "dès que possible" en Afghanistan pour lutter contre la recrudescence des violences des insurgés

S'exprimant devant des journalistes au Pentagone, le général McKiernan a ajouté qu'il était également nécessaire de recevoir davantage d'aide sur le plan économique et politique.

Il a assuré qu'il y avait eu une augmentation importante cette année en Afghanistan du nombre de combattants étrangers, venus du Pakistan voisin, notamment de Tchétchènes, d'Ouzbeks, de Saoudiens et d'Européens.

Il s'est toutefois dit encouragé par les récentes opérations militaires pakistanaises menées contre les insurgés qui lancent régulièrement des attaques de l'autre côté frontière, en Afghanistan.

Les violences auraient augmenté d'environ 30% en Afghanistan cette année par rapport à 2007. AP

Le chef de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar a revendiqué la responsabilité de l'embuscade qui a tué dix soldats français près de Kaboul le 18 août et a reconnu la mort de dix de ses propres combattants dans ce combat, dans une vidéo reçue lundi par une agence de presse afghane

L'attaque avait auparavant été revendiquée par les talibans, qui forment un groupe distinct du Hezb-e-Islami (parti islamique, HIG) d'Hekmatyar.

Le 18 août, une patrouille française était tombée dans une embuscade montée par de 140 à 170 insurgés bien armés dans la vallée d'Uzbeen, dans le district de Saroubi, à une soixantaine de km à l'est de Kaboul.

Dix soldats, appartenant pour la plupart au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), qui venait d'arriver en Afghanistan, avaient été tués et 21 blessés dans cet accrochage, le plus meurtrier pour les troupes internationales depuis la chute du régime des talibans fin 2001, suscitant une forte émotion en France.

Dans la vidéo reçue par l'agence de presse Pajhwok Afghan News, Gulbuddin Hekmatyar revendique la responsabilité de l'embuscade et rend publics les noms de dix de ses combattants qui y ont trouvé la mort, adressant ses condoléances à leurs familles.

D'après les militaires français en Afghanistan, de 40 à 70 rebelles ont été tués dans l'attaque, mais ils ont reconnu n'avoir trouvé qu'un seul corps laissé par l'ennemi sur le terrain lorsqu'ils ont décroché à la faveur de la nuit.

Gulbuddin Hekmatyar a également menacé les troupes internationales de mener de nouvelles opérations de guérilla contre elles, tout en appelant par ailleurs les insurgés en Afghanistan à éviter d'utiliser les téléphones portables et satellitaires lors des combats, dans cette vidéo.

L'un des plus importants commandants de la lutte antisoviétique (1979-1989) en Afghanistan et éphémère Premier ministre dans les années 1990, Gulbuddin Hekmatyar, un Pachtoun connu pour ses retournements d'alliance, est aujourd'hui activement engagé dans l'insurrection contre les autorités afghanes et les forces internationales.

Militant islamique, ancien protégé du Pakistan et des Etats-Unis, qui lui ont abondamment fourni argent et matériel lors de la lutte contre les Soviétiques, il est désormais recherché pour "terrorisme" par Washington, qui l'accuse d'être lié à al-Qaïda.

Hekmatyar a été accusé de nombreux crimes de guerre pendant la guerre civile afghane, lorsque les commandants de moujahidines se sont déchirés après la chute du régime communiste (1992-1996). Sa rivalité avec le commandant Ahmad Shah Massoud a notamment conduit à la quasi-destruction de Kaboul.

Il entretient des relations ambiguës avec les talibans, qui avaient affronté ses troupes lors de leur conquête de l'Afghanistan dans les années 1994-1996, l'obligeant à partir en exil en Iran. Depuis, ils ont rejeté à plusieurs reprises les propositions d'Hekmatyar pour constituer un front commun contre les forces étrangères dans le pays.

Le groupe d'Hekmatyar bénéficie d'une implantation ancienne dans les environs de Kaboul et dans l'est de l'Afghanistan, alors que les bastions historiques des talibans se situent dans le sud du pays.

Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.

Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).

Six semaines après l'embuscade meurtrière du 18 août, quatre soldats français ont été blessés samedi dans un accrochage survenu en Kapisa, une région située à l'est de Kaboul où les incidents entre soldats alliés et insurgés sont fréquents.

Sans atteindre le même degré de gravité, cet accrochage a de nouveau frappé le 8e RPIMa (Régiment de parachutistes d'infanterie de marine) dont huit hommes figuraient déjà parmi les dix morts du mois d'août. AFP


Afghanistan, les blessés témoignent
L'embuscade du 18 août. Dossier présenté par Frédéric Pons
Le 25-09-2008
Ce que racontent les paras rescapés révèle une succession d’actes individuels de courage. Leur professionnalisme a permis de limiter les pertes et d’infliger des coups terribles aux insurgés.

Lundi 18 août, 9 heures. Une colonne blindée d’une centaine d’hommes est formée. Elle est composée de deux sections françaises embarquées sur VAB (véhicule de l’avant blindé), deux sections de l’armée afghane formées par les Français, douze hommes des forces spéciales américaines, dont une équipe de guidage aérien. Estimation du renseignement militaire : « La menace a jusqu’alors été le fait d’individus ou de petits groupes commettant des actions isolées… L’insurrection n’y a jamais démontré la capacité ou l’intention de réaliser des actions coordonnées d’ampleur significative. »

13 heures. Carmin 2, commandée par l’adjudant Gaëtan Évrard, arrive à Sper Kunday. L’objectif est un col qui culmine à 2 000 mètres, dominé par des crêtes aux pentes abruptes. La route se transforme en piste, les blindés doivent stopper, il faut poursuivre à pied.

Les VAB et leurs mitrailleuses de 12,7 millimètres se placent dans l’axe du col, situé à 1 500 mètres du village. L’adjudant donne ses ordres. L’ascension commence.


Adjudant Gaëtan Évrard
34 ans, chef de section, dix-sept ans de service

« Je passe en colonne dès que le sentier serpente. Vu le barda, la progression est lente. Il fait chaud. J’ordonne aux chefs de groupe d’accélérer. » Les hommes portent chacun six chargeurs à 25 cartouches et le lourd gilet pare-balles. Un para est victime d’un coup de chaleur. Il reste en arrière avec l’infirmier, un caporal-chef du 2e régiment étranger de parachutistes. « Je demande aux tireurs d’élite de me renseigner sur ce qu’ils voient vers l’avant. Rien à signaler, répondent-ils, en précisant que le premier groupe est à 100 mètres du col. »

13 h 45, heure H. Dans le dernier lacet, l’enfer se déclenche. En une seconde, l’air est saturé de détonations, de rafales et d’explosions. C’est une embuscade. Les réflexes jouent instantanément. « Tout le monde se jette derrière les maigres rochers qui jalonnent la pente. La position est précaire, la section est étalée sur plus de 100 mètres, de bas en haut. Un feu intense laboure la pente pendant près d’un quart d’heure. » Les paras se fondent aux rochers pour éviter les balles. « J’ai tout de suite le contact radio avec le groupe de devant. J’apprends que mon adjoint est blessé, avec deux autres gars. »

Le bruit est assourdissant. Les impacts au sol soulèvent une poussière étouffante. « J’essaie de m’abriter derrière un gros rocher avec cinq paras, dont le radio et le tireur d’élite. D’autres sont à quelques mètres mais pas visibles. » Le sol est haché par la mitraille. Il est impossible d’aller chercher les blessés. « Un de mes chefs de groupe arrive pourtant à me rejoindre. Il est tout blanc, il titube, une balle dans le ventre. On l’allonge, on lui enlève son pare-balles, son casque et on lui met un pansement compressif. Des tirs se déclenchent des crêtes de gauche et de droite. Nous sommes pris entre deux feux. »

Les paras ripostent du mieux possible mais sans voir les assaillants. Les rochers fracassés se transforment en autant d’éclats. « J’ai le visage en sang, d’autres sont criblés aux jambes, aux bras. Le tireur d’élite réussit à abattre plusieurs silhouettes, furtivement aperçues sur la ligne de crête. Plus haut, on entend des rafales de Famas. » C’est la preuve que la section réagit. Les paras se battent. Et bien.

D’en bas, les mitrailleuses des VAB crachent bandes sur bandes pour contenir les talibans et permettre à la section de se dégager. Par deux, par trois ou seuls, les paras isolés entre les rochers se défendent. Ils rendent coup pour coup, alors que les talibans tentent de se rapprocher. « Le sergent Cazzaro me crie que l’ennemi est au plus près. Je perds la liaison avec la section du RMT au village mais je joins le capitaine à Tora. » Évrard réussira à maintenir la liaison radio : « Mon capitaine, dépêchez-vous ! Personne n’est plus en mesure de m’appuyer… Je suis fixé par des feux nourris. C’est Bazeilles ici, mon capitaine. C’est Bazeilles ! »

H + 25 minutes. Évrard a fait une demande d’appui aérien. Dix minutes plus tard, les avions A10 américains sont sur la zone. L’imbrication des combattants est telle qu’ils renoncent à tirer. C’est ce que les talibans cherchaient. Au même moment, un groupement renforcé quitte Tora.

Évrard est blessé. « J’ai senti un choc à l’épaule mais j’ai toujours pu utiliser ma main. Je sentais un picotement mais je n’ai pas regardé tellement on nous tirait dessus. » Originaire des Ardennes, dur au mal, le sous-officier est tout entier à son commandement, sous le feu ennemi. « En fait, j’ai compris que j’étais vraiment bien touché quand on a pu se dégager. »

Les tirs deviennent de plus en plus précis. « Nous nous sommes resserrés car les balles tapaient très près. Ce n’était plus des rafales mais des tirs de précision. J’ai vu un taleb tué par mon tireur d’élite. Le gars a glissé le long d’un rocher, son fusil de sniper a suivi. »

Le poste radio est resté à découvert. Évrard tient le combiné mais le fil est trop tendu. L’opérateur est occupé à sauver le chef de groupe blessé. Il alterne désespérément le bouche-à-bouche et un massage cardiaque. Une balle lui traverse la main. Il se redresse et mon­tre sa main à Évrard. Le sang coule. « Putain, mon adjudant… » Évrard gronde : « Attends, tu crois quoi ? Continue le massage. On verra ta blessure après ! Il m’a regardé avec cet air que je lui connaissais bien, cette grimace comique d’étonnement qu’il me faisait chaque fois que je l’engueulais ou qu’il en bavait au stage commando. »

La radio est toujours à découvert. Les impacts de balles se rapprochent dangereusement. L’opérateur s’en aperçoit : « Mon adjudant, je vais chercher la radio. » Il fonce sous le feu et revient avec le poste. « Il le pose sur mes genoux, sous des tirs redoublés. Les balles claquent tout près. Alors… il s’est mis devant moi, comme pour me protéger. Il m’a regardé. C’est à ce moment-là qu’il a été mortellement touché. Je n’oublierai jamais sa grimace et son petit sourire. » Ce sacrifice symbolise la formidable cohésion de Carmin 2.

La position est intenable. Pour couvrir l’adjudant qui parvient à descendre un peu, les paras organisent une boule de feu en vidant leurs chargeurs vers la crête. Le tireur d’élite resté près du rocher pour protéger le départ de ses copains est tué. Avant de mourir, il aura le temps de murmurer : « J’en ai descendu huit… huit ». Évrard se retrouve près d’un autre para, resté avec l’infirmier légionnaire qui a le genou fracassé. Dans le civil, le caporal-chef du 2e Rep avait déjà sauvé deux personnes. Il sera retrouvé mort, après avoir réussi à mettre à couvert trois de ses camarades.

H + 2 heures et 5 minutes. Carmin 2 a commencé à se replier, appuyée par des hélicoptères et A10 américains. L’appui va durer une heure. Évrard arrive à rejoindre les blindés.

20 heures : la nuit est tombée. Les renforts venus de Kaboul sont arrivés. Quelques paras réussissent à se dégager. D’autres restent entre les rochers, à faire le coup de feu, seuls dans la nuit. « On économisait les cartouches car on se battait depuis près de huit heures ! Nous avions perdu toute notion du temps, saoulés par les tirs… ».

H + 8 heures 15, Sper Kunday est sécurisé. Les premiers corps sont relevés sur les pentes. Le col sera repris au lever du jour et les accrochages se poursuivront jusque vers 12 heures, ce 19 août. Les combats ont duré près de vingt heures. Près de 80 rebelles seront tués.

Pendant toute la durée de l’engagement, l’adjudant Évrard, blessé, a pu garder le contact radio avec son capitaine et avec ses hommes qui contenaient les talibans près du col. Il a su aussi diriger le tir des mitrailleuses lourdes du sergent Andrieux, 600 mètres plus bas. Tous disent : « On a fait comme on l’a appris à l’instruction ! »


Sergent Romain Andrieux
23 ans, chef du groupe appuis, trois ans de service

Ses quatre VAB déployés près du village, leurs mitrailleuses de 12,7 pointées vers le col, Andrieux fournit le premier appui feu. « J’ai désigné les secteurs de tirs à chacun de façon à couvrir l’ensemble des points hauts. » Il observe à la jumelle. « On voyait la section progresser par les lacets. Ça montait raide. Le feu s’est déclenché d’un coup. J’ai aussitôt fait riposter. »

Les premiers tirs viennent du col mais les VAB d’Andrieux sont aussi pris à partie. « Les balles s’écrasent au sol et sur les blindés. Une roquette antichar venue de la droite passe au-dessus de nos têtes et explose un peu plus loin. En haut, la fusillade monte en intensité. D’autres roquettes sont tirées mais sans dommage. J’ai assez vite le contact radio avec l’adjudant Évrard, pour qu’il dirige mes tirs. Même à la jumelle, je ne vois pas les talebs. »

Le sergent fait tirer toutes ses pièces. Les rafales de 12,7 balaient les crêtes. Pour les talibans, Andrieux est un objectif de choix. « Mes tireurs à la mitrailleuse sont obligés de se poster sur la tourelle ouverte, la tête et les épaules exposées. Mes pilotes sont à terre, plaqués aux blindés. Ils ripostent au Famas, mais sans grande efficacité à cause de la distance. On ne pouvait pas rester longtemps à la même place car les impacts se rapprochaient dangereusement. Ils sont vite passés aux tirs de précision. »

Les impacts soulèvent des nuages de poussière. « Le plus inquiétant, ce sont les balles qui frappent le blindage et ricochent en miaulant dans tous les sens. Les tirs ne se sont jamais arrêtés. Quand ça tirait de la gauche, on basculait du côté droit des VAB et inversement. Une balle m’a traversé la jambe de pantalon, une autre a coupé la mentonnière du casque de Gil. »

Les réserves de bandes de mitrailleuses diminuent. Il faut aller en chercher, mais à découvert, au VAB resté en protection arrière. Un Hummer américain s’approche, riposte et donne des caisses de cartouches aux Français. « Vu qu’on tirait beaucoup, il fallait souvent changer les caissons sur le toit des VAB. Les pilotes montaient pour le faire, sans hésitation. Ils comprenaient l’ordre, même si ça tirait plus dès qu’ils se montraient. On pensait surtout aux copains restés là-haut. »

Au crépuscule, Andrieux est informé par radio qu’Évrard et quelques blessés arrivent vers lui. « On tente d’aller à leur rencontre mais il nous est impossible de dépasser la dernière maison du village : les tirs se concentraient sur nous. On a fait alors une boule de feu en tirant de toutes nos armes pour leur permettre de traverser le découvert et d’embarquer dans les VAB. On n’avait pratiquement plus de munitions de 12,7. J’avais gardé une demi-bande. Au cas où… »


Première classe Philippe Gros
20 ans, radio-tireur, quinze mois de service

Anglophone, Gros assure la liaison avec l’interprète afghan qui accompagne le chef de section. « Au déclenchement du feu, je suis un peu en arrière de l’adjudant, avec son adjoint. Nous remontons aussitôt à son niveau pour nous abriter derrière un gros rocher, autour de l’adjudant, pour le protéger. Lui avait son combat à mener, nous le nôtre. »

Réflexes professionnels instantanés : les paras protègent leur chef qui rend compte et coordonne la manœuvre. Ils se répartissent les secteurs de tir. « On n’a pas riposté immédiatement pour éviter les tirs fratricides : les autres groupes étaient entre nous et le col. On ne voyait rien, même pas les copains à quelques mètres. Trop de poussière. En revanche, les talebs devaient bien nous voir car leurs balles tapaient très près. Ils nous arrosaient méchant, avec des fusils de sniper Dragunov. »

Un gradé quitte le rocher pour se renseigner sur la situation vers le col. « Il redéboule quelques minutes plus tard. Au moment d’atteindre notre abri précaire, il est touché au ventre, sous le gilet pare-balles. On lui prodigue les premiers soins. » L’adjoint part à son tour pour tenter de dégager les paras coincés plus haut. « Je ne l’ai pas vu revenir… »

Le radio continue son massage cardiaque au blessé mais les coups se rapprochent. « Les talebs changent de place et nous débordent par la droite. Le blessé est touché une seconde puis une troisième fois. Je n’avais pas vu que l’adjudant était lui aussi blessé mais on ne voulait pas l’emmerder avec ça : il avait autre chose à faire. Le capitaine demandait des comptes-rendus pour pouvoir agir. »

L’opérateur radio décide de faire écran de son corps devant Évrard. Il est touché. Le coin devient intenable. « Il fallait partir mais chaque tentative provoquait une volée de balles. On est resté à trois pour permettre à l’adjudant de partir. Il était la pièce maîtresse, il fallait qu’il dégage pour garder le contact radio. Un autre copain est tombé. Il s’est recroquevillé sur le sol. J’ai voulu foncer pour le mettre à l’abri mais c’était impossible, le sol était criblé d’impacts devant moi. On s’est retrouvés bloqués avec Dussaing et Marchand, obligés d’attendre la nuit. »

Le petit groupe va s’esquiver en rampant le long des murettes. « Marchand est blessé, l’épaule démise. Il ne peut pas ramper. Il demande qu’on le laisse sur place mais on ne veut pas l’abandonner. » La nuit commence à tomber. « Avec l’obscurité, on s’est dit qu’on allait pouvoir se tirer mais les talebs ont commencé à descendre vers nous. Marchand balance une grenade qui en couche quatre ou cinq. » Ils sont repérés, les tirs reprennent. « Je me suis alors déporté en rampant pour les prendre à revers. Dussaing lance une grenade pour les obliger à changer de place. J’en ai vu quatre et j’ai réussi à en avoir deux au Famas. On en a entendu deux autres parler au talkie-walkie. Après une nouvelle grenade, plus rien ! On s’est dit : ils sont “caisse”, faut y aller ! »

Au même moment, surgit un avion A10 américain qui lâche une rafale d’obus de 30 millimètres, juste au-dessus d’eux. « On a voulu profiter de la poussière pour se dégager. » Les deux paras s’enfoncent dans la nuit, par bonds successifs, en évitant la piste matraquée par les tirs. Ils tombent sur un VAB dans un fossé. « En l’ouvrant, on trouve Hamada. Le caporal a le bras sérieusement abîmé. L’habitacle est couvert de sang. Il s’était posé un garrot mais mal. Je le lui refais correctement. On essaie de sortir le VAB du fossé. Impossible. On reprend le chemin de l’arrière. » Avant de quitter les lieux, les paras ont la présence d’esprit de « péter ce qu’il faut » pour que rien d’intéressant ne tombe aux mains des talibans. « Plus tard, on a su le nombre de tués chez nous… Mais on sait qu’en face, on en a couché plein. »


Première classe Vincent Paul
20 ans, tireur d’élite, quinze mois de service

Paul a remplacé le para victime d’un coup de chaleur dans le groupe de tête. Il se retrouve donc au plus près des insurgés, sur le col. « Dès les premiers tirs, on s’est plaqué contre la murette de pierres. On était cinq, recroquevillés au maximum, cernés par les impacts. Les balles tapaient à vingt centimètres de nos pieds. On a riposté mais on ne voyait rien. Notre copain qui marchait en tête de la section, plus haut, était blessé mais hors de vue. »

Les talibans sont très proches. « Mon voisin me dit qu’il a repéré une tête entre des cailloux. Dans la lunette de mon fusil, j’aperçois une petite meurtrière faite de pierres plates. Derrière, une ombre qui bouge. Je tire, hausse 600, mais sans voir l’impact. Je corrige : 400 mètres, paf ! Je tape dedans. Tout le monde tirait, Hamada a balancé une grenade à fusil. On ne pouvait se mon­trer que quelques secondes à découvert car, en face, ils nous alignaient vite. C’est au bout d’une heure et demie qu’on a vraiment ramassé. »

Les talibans tentent de prendre les paras en enfilade par la droite. « En trois secondes, tout le monde a été touché. Les blessés gémissaient en essayant de se faire le plus petit possible. Le seul salut était de passer la murette. On a tous plongé en paquet et on s’est abrité derrière deux gros rochers. Le caporal-chef Grégoire a fait une piqûre de morphine à Weatheane. Les autres se soignaient comme ils pouvaient. »

Les balles ricochent, les valides ripostent sans arrêt. « On était huit, trop nombreux derrière ces rochers. Il fallait dégager de là. Le sergent est parti avec un autre pour essayer de rejoindre l’adjudant. Avec Weatheane et Garabedian, on a rejoint un petit talweg qui semblait mener au village. On a progressé par bonds, car on était tiré tout le temps. Le caporal-chef avait le bras en bouillie, il souffrait beaucoup. »

Le combat ne faiblit pas : explosions, rafales, fumées, poussière, toute la montée vers le col est sous le feu, les VAB en appui aussi. Les mitrailleuses françaises arrosent quand même les crêtes. « J’ai vu des A10 arriver de la vallée et remonter la pente à basse altitude, en tirant sur les insurgés mais juste dans notre axe. Il faisait sombre, j’avais peur qu’ils nous touchent. J’ai pris une petite lampe et lancé plusieurs SOS : trois points, trois traits, trois points. À un moment, l’avion est passé en latéral. J’ai vu la silhouette du pilote. Il m’a fait des signaux avec une lumière rouge. Il avait compris. » Soulagement.

Il faut continuer à descendre. À l’approche de la première maison, Paul voit des silhouettes. « À la forme des casques, j’ai compris que c’était des Français. “Eh les gars, c’est moi, Paul !” Ils se sont aussitôt postés. J’ai répété plusieurs fois mon nom, puis on m’a répondu : “Carmin 2 ?” Je me suis approché et j’ai reconnu le lieutenant de Carmin 3. » Grâce à Paul, le caporal-chef blessé sera récupéré, d’autres renseignements seront fournis.

Durement éprouvée, Carmin 2 a été rapatriée à Castres. Pour la relève, les volontaires du 8e RPIMa ont été très nombreux. La 1re section de la 3e compagnie a été désignée. Commandée aussi par un adjudant, un “fils du 8”, arrivé simple parachutiste en 1990, cette section est maintenant à Kaboul. La mission continue pour ce régiment soudé comme jamais par l’épreuve.

Enquête de Jacques Antoine

Nota Ces témoignages ont été expurgés de tout renseignement exploitable par les talibans. Par respect pour les familles, certains noms et incidents n’ont pas été reportés. Cette enquête exclusive a été conduite en partenariat avec “le Journal d’ici”, l’hebdomadaire de Castres.
Publié dans Valeurs Actuelles

Le jour où les pauvres french ont sauvé les riches

Posté le 01.10.2008 par stcypnews
Le gouvernement et des représentants des banquiers et assureurs appellent les Français à ne pas céder à la panique, après le plan de sauvetage du groupe Dexia qui a permis selon la ministre de l'Economie Christine Lagarde d'éviter un "risque systémique"

La tonalité de ces déclarations, même si elles se veulent toujours confiantes, tranche avec les discours rassurants tenus jusqu'à maintenant par les pouvoirs publics français.

Le 20 septembre dernier, la ministre de l'Economie avait notamment assuré que le risque systémique lié à la crise financière internationale était passé.

Alors que les signes de contagion de la crise financière américaine à l'Europe sont de plus en plus évidents, l'Elysée a fait savoir qu'il annoncerait de nouvelles mesures d'ici la fin de la semaine pour assurer le financement des PME.

"Le système financier français est un système stable qui a une solvabilité très confortable, et je crois que dans des moments comme ceux-ci, qui sont des moments tendus, il ne faut pas paniquer. Il y a un pilote, il y a des pilotes dans l'avion", a déclaré le président d'Axa, Henri de Castries.

Ses déclarations s'ajoutent à celles du gouverneur de la Banque de France Christian Noyer et du ministre du Budget Eric Woerth, qui vont dans le même sens. "Ne cédons pas à la panique, cela ne sert à rien,", a martelé ce dernier sur LCI.

"L'Etat peut faire ce qu'il faut, il a une capacité de frappe pour sauver le système financier si nécessaire, comme tous les Etats du monde", a souligné de son côté le gouverneur de la Banque de France, selon qui Nicolas Sarkozy est d'une "détermination absolue" sur la question d'un éventuel soutien au système financier.

Jeudi dernier, le président de la République Nicolas Sarkozy avait déjà indiqué que l'Etat garantirait "quoiqu'il arrive la sécurité et la continuité" du système bancaire français.

Le sauvetage de la banque franco-belge Dexia, deux jours après celui de la belgo-néerlandaise Fortis, se traduit par une augmentation de capital de 6,4 milliards d'euros. Du côté français, l'Etat contribue à hauteur d'un milliard d'euros et la Caisse des dépôts à hauteur de deux milliards.

Cette nouvelle a soulagé les investisseurs. Le titre a regagné 4,47% à 7,522 euros après avoir dévissé de 28,5% lundi.


Christine Lagarde a précisé lors d'une conférence de presse que Dexia, confrontée à de graves problèmes de liquidités et de refinancement, devait impérativement être recapitalisée pour éviter une crise systémique.

"Dexia représente 650 milliards d'euros de bilan, il n'était pas question de prendre un risque systémique sur cette banque", a-t-elle déclaré, soulignant que Dexia risquait une situation de défaillance. "Il était indispensable que l'Etat intervienne et souscrive au capital de Dexia. Il fallait soutenir et assurer la stabilité du système financier".

Selon l'Elysée, ce plan de sauvetage a été l'objet d'une réunion à 05h00 du matin au palais présidentiel avec le chef de l'Etat, le Premier Ministre, François Fillon, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et le directeur général du Trésor et de la politique économique, Xavier Musca.

Nicolas Sarkozy a convoqué les mêmes à 10h30 (08h30 GMT) à l'Elysée pour participer à une réunion avec neuf directeurs généraux et présidents de banques et sociétés d'assurances et avec le président de l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles, Philippe Jurgensen.

L'objet de cette réunion, qui s'est achevée un peu avant midi (10h00 GMT), était de faire le point sur les derniers développements de la crise et son impact sur la situation économique et financière et de préparer des rencontres européennes et internationales.

Nicolas Sarkozy a proposé la semaine dernière de réunir les dirigeants des pays du G8 et des principaux pays émergents pour remettre à plat le système financier et monétaire mondial.

Il doit réunir cette semaine les dirigeants des membres européens du G8 - France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie - pour mettre au point une position européenne commune en vue de ce sommet financier mondial.

Le climat de la réunion à l'Elysée a été alourdi par le rejet par la Chambre des représentants américaine du plan de sauvetage du système financier et bancaire américain proposé par le secrétaire au Trésor, Henry Paulson.

Ce plan prévoit le déblocage de 700 milliards de dollars pour racheter les actifs douteux qui déséquilibrent les comptes des institutions financières.

Nicolas Sarkozy recevait également en fin de journée à l'Elysée une délégation de Business Europe, organisation représentant les entreprises au niveau européen.

Ce Mercredi, il s'entretiendra avec le Premier ministre irlandais Brian Cowen pour discuter de la crise financière et du traité de Lisbonne, en préparation du conseil européen des 15 et 16 octobre. PARIS-Reuters


Nous sommes en train de vivre une défaite des idées libérales pour la première fois depuis une quarantaine d’années. Mais ce n’est qu’une péripétie d’une lutte à épisodes dont le début est ancien. Loin d’assister à la fin de l’Histoire qu’avait prédit Fukuyama, les bombes semées par le libéralisme commencent tout juste à nous exploser à la figure, entamant une réaction en chaîne dont personne ne sait s’il sera possible de l’interrompre. Oh, non, l’Histoire n’est pas terminée ! Pas encore… Léon

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=45059

Les sanglots longs des violons libéraux...
extrait...
...on est en droit, en revanche, d’être totalement désorienté (ou, comme moi, franchement amusé…) par les discours que l’on entend en France, de la part de certains responsables politiques de droite, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy. Celui qui a été prononcé au Zenith de Toulon sur la crise financière est proprement stupéfiant, hilarant même, tant il prend le contre-pied des thèses libérales. Il aurait presque pu être prononcé par un altermondialiste…

La critique de la mondialisation :
« Dire la vérité aux Français, c’est leur dire […] que la France est trop engagée dans l’économie mondiale pour que l’on puisse penser un instant qu’elle pourrait être à l’abri des événements qui sont en train de bouleverser le monde […] La génération qui avait vaincu le communisme avait rêvé d’un monde, où la démocratie et le marché résoudraient tous les problèmes de l’humanité. Elle avait rêvé d’une mondialisation heureuse qui vaincrait la pauvreté et la guerre.[…] le rêve s’est brisé sur le retour des fondamentalismes religieux, des nationalismes, des revendications identitaires, sur le terrorisme, les dumpings, les délocalisations, les dérives de la finance globale, les risques écologiques, l’épuisement annoncé des ressources naturelles, les émeutes de la faim. »

Magnifique critique de la mondialisation libérale qui pointe du doigt les principaux reproches que les anti-libéraux lui ont toujours faits : le creusement des inégalités avec ses conséquences alimentaires et sociales, son échec face aux risques écologiques, la liquidation des industries et la montée du chômage, l’instabilité et la volatilité financière… Pas mal, M. Sarkozy !

La critique du laisser-faire :
« Un nouveau rapport doit s’instaurer entre l’économie et la politique à travers la mise en chantier de nouvelles réglementations. […] L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. […] Le laissez-faire, c’est fini.
[…] Le marché qui a toujours raison, c’est fini. […] L’idée de la toute-puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. L’idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle. […] Il faut un nouvel équilibre entre l’Etat et le marché, alors que partout dans le monde les pouvoirs publics sont obligés d’intervenir pour sauver le système bancaire de l’effondrement. […] Oui, il arrive que l’autorégulation soit insuffisante. Oui, il arrive que le marché se trompe. Oui, il arrive que la concurrence soit inefficace ou déloyale. Alors il faut bien que l’Etat intervienne […] »

Là, on ne peut que conseiller à une bonne partie des électeurs de N. Sarkozy d’avaler quelques tubes de Temesta… Voilà donc que le principe de base de l’économie libérale, la non-intervention de l’Etat et le libre-jeu du marché sont remis en question ! Le conseil s’étend d’ailleurs à la droite en général car on ne voit pas bien comment l’Etat pourrait intervenir d’avantage (il y est même question, dans le discours, de grands travaux d’infrastructure !) tout en baissant les prélèvements obligatoires, diminuant la dette et diminuant ses effectifs. Quadrature du cercle que l’on entend résoudre comment ? Prestidigitation, magie noire ? Pèlerinage à Lourdes ? Encore un effort, M. Sarkozy !

La critique de la spéculation
« On a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier qui est de mobiliser l’épargne au profit du développement économique et d’analyser le risque du crédit. […] On a financé le spéculateur plutôt que l’entrepreneur. […] On a laissé sans aucun contrôle les agences de notation et les fonds spéculatifs. […] On a obligé les entreprises, les banques, les compagnies d’assurance à inscrire leurs actifs dans leurs comptes aux prix du marché qui montent et qui descendent au gré de la spéculation. […] ce système a creusé les inégalités, il a démoralisé les classes moyennes et alimenté la spéculation sur les marchés de l’immobilier, des matières premières et des produits agricoles. […] Le capitalisme, ce n’est pas la primauté donnée au spéculateur. C’est la primauté donnée à l’entrepreneur, la récompense du travail, de l’effort, de l’initiative.

…] si elles devaient êtres mises en difficulté par la spéculation, je n’accepterais pas qu’un seul déposant… […] réhabiliter la valeur travail au moment même où le modèle d’une finance spéculative s’effondre. […] Il faudra imposer aux banques de financer le développement économique plutôt que la spéculation. […] les ventes à découvert qui permettent de spéculer en vendant des titres que l’on ne possède pas… »

Là, on se frotte les yeux, on se pince… mais non on n’a pas rêvé : le public UMP du Zenith de Toulon a bien applaudi ce discours… Le terme a donc été prononcé au moins dix fois !
Voilà donc qu’il n’est plus bon, qu’il est devenu immoral de « spéculer » ?
Mais que veut dire « spéculer », sinon chercher à obtenir un gain ou éviter une perte ? Interdire de spéculer, c’est revenir aux règlements des corporations abolies par les lois Le Chapelier et le décret d’Allarde lors de la révolution française. En d’autres termes, c’est interdire le capitalisme…
Voyons la définition du Larousse. Spéculation : Opération sur des biens meubles ou immeubles en vue d’obtenir de l’argent de leur exploitation, ou plus fréquemment de leur revente. C’est on ne peut plus clair…
Ne devrait-on pas aussi revenir à l’interdiction du prêt à intérêt, suivant en cela les préceptes de l’église catholique du Moyen Âge et de la finance islamique ?

Là, l’électeur sarkozyste doit s’étouffer de rage. On ne sait s’il faut lui conseiller de chercher une corde pour se pendre ou l’inciter à acheter des armes en prévision de la lutte fina-a-a-le, la dénonciation de la spéculation financière étant une spécialité de l’extrême gauche française… Thème favori d’Arlette Laguiller, on le retrouve abondamment chez Olivier Besancenot et dans à peu près tous les tracts du PCF…Une seule solution, la révolution, M. Sarkozy ? Là, vous y êtes presque…

Le plaidoyer pour le retour de la morale dans les affaires
« La crise financière n’est pas la crise du capitalisme. C’est la crise d’un système qui s’est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, qui a trahi l’esprit du capitalisme. […] La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme sur une éthique de l’effort et du travail, à retrouver un équilibre entre la liberté et la règle, entre la responsabilité collective et la responsabilité individuelle. Si l’on veut reconstruire un système financier viable, la moralisation du capitalisme financier demeure la priorité.[…] Voilà quelques principes simples qui relèvent du bon sens et de la morale élémentaire sur lesquels je ne céderai pas. […] L’impunité serait immorale. »

On nous parle donc des patrons-voyous, de l’immoralité du système économique, du scandale des golden parachutes, des salaires extravagants des grands patrons, de l’argent facile des traders, de la nécessité de régulations à défaut de pouvoir légiférer sur la morale.
Ah bon ?
On oublie pourtant que le libéralisme économique est amoral par essence et par construction et ne peut renvoyer une quelconque immoralité qu’à la sphère privée, individuelle, celle que le libéralisme philosophique justement s’interdit d’envahir…
Aussi, il va falloir que l’on explique comment il sera possible d’introduire de la morale dans un système précisément conçu pour pouvoir fonctionner sans, le marché étant supposé en tenir lieu ? Alors qu’on vient nous dire tout à coup que le marché n’a pas nécessairement raison ?

Voyons : critique de la mondialisation, du laissez-faire, de la spéculation financière, plaidoyer pour l’intervention de l’Etat et en faveur de la vertu ? Cette fois vous y êtes M. Sarkozy, bienvenue au NPA !

A moins que… à moins que le capitalisme ne se trouve un autre allié que la philosophie libérale. Un allié qui pourrait prendre un ascendant suffisant sur les esprits pour le sauver ; pour sauver un « bon système », soi-disant le meilleur possible, mais dévoyé par des comportements humains condamnables qu’il suffirait de soumettre à une morale rigoureuse ?
Vous ne voyez pas ?
Mais si… LUI :with God on your side !...
by Léon

Perpignan..."on déclenche un plan anti-crise"...

Posté le 30.09.2008 par stcypnews
Il n’y en avait pas dans notre département...
et bien se sera chose faite ce mercredi 1ER Octobre 2008 !!

"Nous avons décidé en effet, car nous sommes un peu fou, qu’il n’y avait pas assez de spectacles dans la région … mais surtout qu’il manquait un petit café théâtre à la Parisienne ou du mercredi au samedi plutôt que de se lobotomiser le cerveaux à grand coup « d’Experts à Mahaaanathan » on pourrait venir voir une petite comédie bien sympa … Un lieux dédié 100% à l’humour, où l’on vient uniquement pour passer un bon moment … Vincent en parle à Françoise, Magali et Philippe … On regarde, on « réchéflit » (par trop longtemps !!!) On se tape dans la main et voilà qu’aujourd’hui nous sommes heureux de vous annoncé la naissance de « LA BOITE A RIRE » un petit théâtre de 45 places situé au 113 avenue du Palais des Expositions à Perpignan."

Ce Mercredi 1er octobre c'est donc dans une ambiance sympa et détendue que l'équipe de Lez'Arts Prod, Magali, Françoise, Philippe et Vincent vous invitent à embarquer à bord de cette "boite" qui n'a qu'une ambition : dérouiller vos zygomatiques, dilater vos rates et vous faire sortir de la salle avec un sourire "Pepsodent". Vous l'aurez bien compris, si vous souhaitez réfléchir ce n'est pas à LA BOITE A RIRE qu'il faut aller !
"Nous souhaitons que les gens passent un bon moment sans se prendre la tête ... C'est pourquoi nous allons programmer des comédies décapantes parfois même insolentes mais toujours désopilantes !!!"

Un café théâtre, c’est bien beau, mais qu’y aura-t-il au programme allez vous dire ???
Bien sûr vous y retrouverez toute les comédies de la Rosroy’Cie qui seront enfin jouées dans des conditions optimales en matière d’éclairage, de son et surtout de techniques scéniques puisque tous les spectacles seront répétés et montés sur la scène de la Boite à rire.
Pour Françoise, Philippe, Fabrice et Vincent c’est surtout aussi une autre façon d’échanger avec le public :
"A la BOITE A RIRE nous allons jouer très près du public ce qui renforce la complicité comédiens / spectateurs. Et se sera surtout une façon de mieux vous connaitre car à LA BOITE A RIRE c’est la convivialité qui prime alors pourquoi pas échanger en fin de spectacles vos avis, vos critiques sur le spectacle proposé."

Et puis allez, une petite info supplémentaire sur ce que vous concocte la Rosroy’Cie pour les mois à venir … Plein de nouveaux spectacles « Elle voit des nains partout » de Philippe Bruneau, « Le casting de ma vie » de Fabrice Blind, et peut être même (mais uniquement si vous êtes sages !) une petite comédie bien acide écrite et jouée par l’équipe de « Moi, mon mari, mes emmerdes ».

Mais il n’y aura pas, ET C’EST LA, LA NOUVEAUTE, que des spectacles de la Rosroy’Cie sur la scène de LA BOITE A RIRE.
Nous avons décidé en effet de programmer toute une série de comédies dont beaucoup sont à l’affiche à Paris comme « Mon colocataire est une garce »(plus de 1500 représentations), Télé Story de Karine Kadi, Anthony Joubert(dans un one man show totalement détonnant), « Un castor dans la ville » (qui triomphe au Mélo d’Amélie), « Un mariage follement gay ».
Bref que de l’humour, du rire et de la bonne humeur en perspective pour ne pas s’ennuyer un instant !!

Programme d'Octobre :
Du 1er au 4 Octobre et du 15 au 18 Octobre "MOI, MON MARI, MES EMMERDES" (Un gros succès qui intéresse déjà un théâtre parisien)

Du 8 au 10 Octobre et du 22 au 25 Octobre "TRIO DE CHOC"

Les 30 et 31 Octobre "LA FILLE AUX PERES"

Tous les spectacles ont lieu à 20h45 précise (entrée totalement impossible dès le début du spectacle !!! et pour qui que se soit !!!) à LA BOITE A RIRE (113 avenue du Palais des Expositions 66000 Perpignan)
Prix des places 15 et 12 euro
Réservation : 06 60 27 40 36 ou http://www.laboitearire.net
ou laboitearire66@orange.fr
Accès handicapés et WC adapté, Parking

"Vous désirez recevoir le programme détaillé ?
Il vous suffit d'envoyer un mail à laboitearire66@orange.fr et chaque mois vous recevrez la programmation de LA BOITE A RIRE"
Françoise, Magali, Philippe et Vincent
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